Daniel, ch. vni
» bélier, c'est Akiba. —Puis je regarde, et voici qu'un » Bouc vient de l'Occident et traverse tout le pays, )) touchant à peine le sol. Il se précipite contre les » cornes du Bélier, l'atteint, le frappe à coups redou- » blés et lui brise les cornes, de sorte que le Bélier, M n'ayant plus de force, est renversé par le Bouc. — » Ce bouc, c'est José le Galiléen, le vainqueur d'A- » kiba ^ » Mais Tarphon en fut pour ses frais de rhétorique. D'ailleurs, il eut bientôt lui-même, à l'égard de celui qu'il censurait si fort, son chemin de Damas. — A son tour convaincu, il se rallia au système nouveau avec autant d'enthousiasme qu'il l'avait combattu d'abord. On le voit en effet s'écrier plus tard en s' adressant à Akiba : « Qui s'éloigne de toi s'éloigne » de la vie éternelle; car ce que la tradition a oublié, » tu l'as rétabli par tes explications ^. »
L'opposition la plus sérieuse vint d'Ismaël ben Élissa qui appartenait à une ancienne famille sacerdotale '. Il habitait Kaphar Aziz *, un petit bourg assez isolé dans le sud de la Judée et s'y faisait aimer par sa charité ^. C'était un esprit grave, un logicien serré
1. Sifi'è sur la section Houkath. Nombres, xix, 9. —Cf. traité Parah. IX, S.