MiscHNAH, Traité Macotth, in fine
4. Le jour d'expiation,' Fo m Kippour, est une grande solennité religieuse, consacrée au jeûne et au repentir, qui se célèbre, dans la Synagogue,le dixième jour du mois de Tischri (octobre),premier mois de l'année religieuse.
» bien pécher maintenant, mes fautes me seront re- » mises au jour d'expiation, il est dans l'erreur, car, » pour celui-là, le Kippour passera sans l'absoudre. — » De même les torts commis à l'égard du prochain, ne » nous sont pardonnes que si nous les avons réparés » d'abord envers ceux que nous avons offensés *. »
Toici encore quelques-unes de ses sentences. « La » plaisanterie et la légèreté sont les principales causes » de nos chutes morales* » — « La tradition est le » bouclier de la loi ; les dîmes (charité) sont le bouclier » de la ^pureté; le silence est le bouclier de la sa- » gesse ^. »
A son tour, à l'exemple d'Hillel, il a défini ce qui est l'essence même de la loi, et il l'a fait en des termes qui dépassent de beaucoup la belle maxime d'Hillel, plus négative cependant qu'affirmative : « Ne fais pas » à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. » Akiba, tout en simplifiant la loi tout entière, de façon à la réduire à quelque grand principe moral qui en fut le résumé saisissant et l'objet essentiel, professe une doctrine beaucoup plus positive. Il ne pense pas qu'il suffise de ne faire aucun mal à son prochain ; il veut qu'on lui fasse tout le bien qu'on désire pour soimême; aussi, se rattachant, comme l'Évangile, à l'un des plus admirables commandements du Pentateuque, il déclare que « le principe fondamental de la loi est