Baba Mcizia, ibîd
qu'un docteur. Après la mort de son maître Yochanan lien Zakkaï, nous avons vu qu'il s'établit à Békiini et en' fit le siège de son enseignement *. Là^ tôiit en instruisant ses disciples, il exerçait aussi le métier dé fabricant d'aiê:uilles et, du produit' de son travail, il subvenait 'aux besoins de sa famille. Les masses aiment à voir les hommes supérieurs partager leur humble existence. Yéhoschoua était adoré dès^ travailleurs, ses égaux, autant qu'il était estimé des savants, ses collègues. 11 formait, par làj le trait d'union entre les diverses classes. Quant à ses doctrines, elles s'éloignaient égalemerit des rigueurs de l'école de Schammaï et des abus d'argumentation de l'éèole d'Hillel. — Il disait de celle-ci, en remarquant le peu de fondement qu'en saine logique, ses innombrables interprétations avaient: dans le. texte de la loi écrite : « Il y » alkivoi^AQHalachahsl » (décisions casuistiques)^ ; il disait de la première, au sujet de la déplorable inspiration qui avait fait édictèr les dix-huit règles contre les païens : « Ce jour-là l'école de Schammaï a dé- » passé la mesure. Lorsqu'on met dans un vase de » l'eau et de l'huile, plus l'eau s'élève plus l'huile » s'écoule \ » c'est-à-dire, plus on , édicté d'inutiles aggravations, plus oncompromet la partie essentielle de la loi.