‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 346 sur 500 · Talmud, Hcj'g'iiJgfo/i · texte numérisé non relu

Talmud, Hcj'g'iiJgfo/i

220 LÈS I^HÀRi SIENS,

homme qui avait eu un rang supérieur en Israël. L'ancien patriarche avait accepté humblement le vote de la majorité. Après sa destitution, on lé vit assister, comme un simple membre de l'Assemblée , à la première séance du Synhédrin, descendant àiiisi de sa haute dignité avec une noble résignation qui loucha vivement ses collègues. Éléazar, interprété du sentiment général, le fit asseoir près de lui, le réconcilia avec Yehoschoua et provoqua une résolution par laquelle Gamaliel'fut adjoint au jeune Nassi, avec le titré de vice-président. L'ancien patriarche eut doiic alors un titre analogue à celui qui lui avait été conféré sous le patriarchat de Yochanan ben Zakkaï. Peut-être agit-on ainsi pour respecter également le droit liéréditaire de la famille d'Hillel. Quoi qu'il en soit, Gamaliel fut relevé en partie de sa déchéance par celte décision bienveillante et continua à occuper une fonction officielle dans l'organisation juive ^

I. Il est fort possible qu'Éléazar ben Azariah n'ait même pas été nommé formellement patriarche, mais simplement chef de l'Académie de Yabhé. Le traité Aboth ne lui donne pas, comme aux autres patriarches le titre officiel de Rahhan. D'autre part, Simon III, fils de Gamaliel, est indiqué comme le successeur de ce dernier. Il y a, à cette époque, beaucoup de doute sur la transmission du pouvoir patriarchal. — (Voir GRiETZ, t. VI, note 22,)

Le . mouyement n'en porta pas moins ses friiils. Dec deux systèmes en présence ce furent les idées de Yéiipschoua qui prédominèrent désormais. Les mesures prises sous le patriarchat de Gamaliel furent révisées. Qn abolit notamment celles par lesquèÛés il avait restreint la publicité des séances en n^y admettant que les discipiles mîinis de son autorisation spécialei ^ Mais le fait capital de l'administration nouvelle fut l'annulation du compromis bizarre par lequel on avait terminé la lutte des écoles d'Hillel et de Schammaï,

Yéhoschoua, qui avait si énergiquement protesté alors contre le fait surnaturel par lequel on essaya d'imposer silence aux doctrines scliammaïstes, n*eùt pas plus tôt conquis une influence prépondérante qu'il s'empressa de revendiquer les droits souverains de la majorité. Il démontra qu'il était absurde de conférer, arbitrairement et sans exception, l'aiitorité doctrinale aux opinions^^'Hillelou à celles de Schammaï,; On devait, au contraire, rechercher et décider, dans chaque cas, lequel des deux avait raison ou tort. Dans ce but, le meilleur système consistait à remonter à la

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