NUJn ï^ns; non (Talmud, MéguUlah, 16. b
LES PHARISIENS. il
dont la conviction s'est formée par l'étude et qui vient communiquer à ses semblables, pour les leur faire aimer et pratiquer, les vérités qu'il a lui-même apprises \
Aussi, quand le grand Scribe inaugura solennellement le nouveau sanctuaire, on ne vit point, comme à l'inauguration de la Tente d'assignation, au temps de Moïse % ou à celle du temple de Jérusalem, au temps de Salomon ^ éclater quelque phénomène miraculeux, ni une nuée remplir le lieu saint, ni la gloire de l'Éternel apparaître aux regards de la foule. La cérémonie se passa plus simplement et plue modestement. Le peuple se réunit ; Ezra lut à voix haute le Pentateuque ; il loua le Dieu d'Israël et bénit l^assemblée ; puis les lévites « expliquèrent » aux fidèles lés paroles du livre sacré de façon « à les leur faire comprendre «rationnellement *; » après quoi chacun rentra en paix dans sa demeure « pour manger et boire, dit » le texte, et pour se réjouir «parce qu'ils avaient
1. Le livre d'Ezra le représente comme un scribe, très-versé dans la connaissance > de la loi dont il avait fait une étude approfondie afin d'en enseigner les principes a Israël : Ùl^llS IlsS V:iU i^lty "IS TD5U;?E1 pn Si<1\yU IeSS '^l-mn nî< (ch. vnv lO.) Remarquons ce mot ^n qui, depuis, dans la Synagogue, a toujours indiqué la pré- . dication , l'explication de la loi.