‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 356 sur 500 · Cantique DES Cantiques, ch. viii, 6: .■; , ; if · texte numérisé non relu

Cantique DES Cantiques, ch. viii, 6: .■; , ; if

3. Malgré son amour pour les femmes ou peut-être à cause de cela, Salomon est cepeadaut fort irrévérencieux dans ses opinions sur le beau sexe. « J'ai bien trouvé, dit-il, un homme entre mille, » mais pas une seule femme, entre elles toutes. » (Ecclésiaste. ch. vi, 29.) '

; .Outrée la- révision du canon biblique, i^ Académie d'Yabné; s'occupa aussi de la- révision] du rituel ii Sous ce rapport, il n'y avait guère qu'à confirmer ce que le Graind Synode ayait établi. , La synagogue avait été fondée dès cette époque, remplaçant déjà par le culte d'adoration le culte; d' oblation ; mais elle avait^ alors , à côté d'elle le temple officiel et le sacerdoce. Il suffisait maintenant de constater que le sacerdoce avait disparu et: que l'offrande du cœur était aussi agréable à l'Éternel que l'offrande des victimes. L'abolition,; de fait, de la caste pontificale consacrait- d'une manière absolue le principe pharisien qui reconnaissait- l'aptitude de chacun des membres de la communauté à toutes les fonctions religieuses. N'y ayant plus de clergé spécialement et exclusivement investi, par une élection divine, de privilèges héréditaires , il n'y avait plus de hiérarchie . Le chef reli gieux devint un simple mandataire du peuple , librement choisi par ses pairs pour être, auprès de l'Éternel, l'organe de leurs vœux et la voix de leurs supplications. On dit que c'est i de cette époque que le ministre officiant a reçu le nom de « représentant du peuple » Schaliach TsibouTy qu'il porte encore aujourd'hui dans l'organisation synagogale *. L'application du culte pharisien ne pouvait plus souffrir de difficulté maintenant qu'il subsistait seiii sur les ruines de l'ancien culte. L'Académie de

1. Voir sur ces points Gii/Etz, Geschichte der Juden^ t. IV, ch. n et IV passim.

Yabné put l'adapter librement au nouvel état de choSjès

que les événements avaient créé. r

Mais le rituel révisé eut à s'occuper d'une question beauçpup plus importante, qui concernait les rapports du Judaïsme avec le Christianisme. Les Chrétiens étaient devenus des adversaires déclarés,, bien autrement redoutables que ne l'avait été le, Sadducéisme à l'intérieur, aussi dangereux que l'était encore le Paganisme ,à l'extérieur. Le rituel établi définitivement par l'assemblée de Tabné, porte la trace des sentiments qui anim£^ient alors les Pères de la Synagogue contre ce nouvel ennemi. C'est donc le cas de dire comment s'était faite la rupture entre les Juifs et les Chrétiens.

Les disciples de Jésus hésitèrent longtemps avant de porter au monothéisme, par rafflrmàtion de la divinité du Fils de Marie, l'atteinte profonde qui devait consommer le divorce de l'Église chrétiehrie avec la loi du Sinaï. On à vu que, jusqu'à la chute de Jérusalem, les Chrétiens de Palestine avaient manifesté éloquemment leur fidélité aux traditions paternelles, observant religieusement toutes les pratiques de culte * ,

t. Actes ms Apôtres, ch. n, 46 et pass.

blâmant éiiergtquement Paiil de vouloir abolm la loi, déclarant que Jésus n'était qu'un horamêj viriim dpprobatiim a Deo ^ S'ils voyaient en lui le Messie proriiis à Israël ^ ils n'avaient pas encore la pensée' d'en faire iin Dieu à l'égal dû Père. Tous avâiient repoussé comme un sacrilège l'idée d'affranchir les prosélytes pàïehîs dès cbmihàridenieiits rigoureux de la loi juive. Sur ce point l'ardent apôtre dès Gentils avait été sbléhhellément coridamhé par lès apôtres dé Jérusalem, et jàcqiies , lé frère dé Jésus , le chef respecté de la cbmiriuiiàuté jùdéô-ctii:étienne, avait proclamé, dans un document considérable, écrit poilr combattre les doctrines de Paul : « Que la fol qui n'a point lés oeuvres » est morte en elle-même ; quiconque Viole la loi en » un seul point, est coupable comme l'ayant toute » violée ^ » Aussi Paul s'indignait-il contre l'esprit étroit des disciples de Judée qui « voulaient contrain- » dre les païens à judaïser *. »

Tant que la secte naissante resta dans ces conditions, elle ne pouvait être suspecte aux yeux tolérants des docteurs pharisiens. Les Ébipnites étaient, pour eux, des juifs sincères ayant sur un prétendu Messie des idées. personnelles qui ne contredisaient aucun

1> ÀCTBs DES APÔTRES, xîhap.ii; 22. J.^

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