‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 357 sur 500 · ÉpUre aux Galates, cU. ti, 11 à · texte numérisé non relu

ÉpUre aux Galates, cU. ti, 11 à

principe fondamental de la^ loi d'Israël. Les rapports entrele Pharisaïsme étle Chriistianismé n'eùréiit alors aucun* motif de s'envenimer. V •

Mâisvî en dehors de la Judee^Tâpostôlat chrétien était pouissé sur une pente.irréslstihlëqtii devait l'éloigner de plus en plus du Judaïsme. L'arrivée de Pàiil à Home, l'exaltation de son .esprit pendant sa longue détention, et, surtout, l'étude approfondie des sèiils moyens de prosélytisme propres à entraîiiêr le iïiotidë païen, firent rapidement dévier la doctrine apostolique de sa; ligne primitive. La transformation '• se révélé dans les derniers écrits de l'Apôtre des nàtioiis^ Jésus n'y apparaît plus comme le Messie, fils et héritier de David, qui vient accomplir la loi et réaUser les promesses prophétiques. Sa divinité-s'ébaubhé, il est vrai dan^ une demi-teinte prudente ; mais elle est déjà visible. En tout cas, dès lors, on le considère hien audessus de la nature humaine ; il n'a presque plus riétt de commuii avec les fils de la poussière ' . '

A cette nouvelle phase du mouvement chrétien, r influence " de la philosop hie j ui ve d' Alexaiidriè ' ' f iit considérable. Paul est Un Philon chrétien, conimëPliilon était un Platon juif. Leurs' idées sont identiques et les expressions aussi. Le £0^05 du philosophe alexandrin se personnifie en Jésus : « Le Fils est

1.' Voir surtout les Épîtres aux Colossiens et aux Éphésiens, et consulter, sur cette transformation, Renak, S. Paul et YAnléchristi Histoire des origines du Christianisme y t, III et IV.

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» J'image du Dieu invisible^ le premiep-né dés çréatii;- » res ; tout a été créé enluî; parlui et poùrlùi, choses » célestes et terrestres, visiblesi et iiivisiblés matrones", » puissances, dominations. Il était avant toute cliôse » et tout existe en lui. ï . Jésus est le Dieu de rhomtiié, » une sorte de premier ministre de la; création; placé «entre Dieu et rhumanité ^.)) u

Ainsi, Jésus, qui n'était qu'un homme supérieur pour les disciples avec qui il avait vécu, devenait, de plus, en plus, un être surhumainet idéal dans l'imagination de l'Apôtre exalté qui ne l'avait pas connu directement.. .Cette, conception d'un esprit divin incarné dans un corps d'homme^ convenait d'ailleurs admirablement : a,ux païens convertis , qui n'ayant i pas fait, comme.les Juifs, le long et laborieux apprentissage du monothéisme pur, avaient peine à renoncer tout d^un coup à leur séduisante mythologie. Le Verbe chrétien formait une merveilleuse transaction entré le poly-. théisme et la foi unitaire. Paul connaissait trop bien les sentiments intimes des Gentils pour ne pas comprendre que ce système ingénieux, déjà vulgarisé par la philosophie contemporaine, était le levier au moyen duquelil soulèverait le vieux monde, i*' -^

Mais, si les païens acceptaient avec enthousiasme la doctrine de rincarnation du Logos, il n^en- pouvait être de même des Juifs, pour qui c'était la négation

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