‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 401 sur 500 · Seder Olam, Stitla · texte numérisé non relu

Seder Olam, Stitla

nationale d'où devait sortir, tôt ou tard, le Messie libérateur d'Israël. ,

L'installation du Resch-Galouta se faisait avec une grande pompe. Les insignes de sa dignité étaient une robe de soie et une ceinture d'or \ Il sortait en voiture somptueuse, suivi d'une nombreuse escorte et précédé par un piqueur qui faisait ouvrir le chemin devant lui, en l'annonçant à la foule. A son lever et à son coucher, des troupes de musiciens, suivant l'usage des seigneurs orientaux, venaient jouer sous ses fenêtres des aubades et des sérénades % ce, qui, soit dit en passant, était vivement blâmé par le parti des docteurs, qui, en signe de deuil, depuis la destruction de Jérusalem, interdisaient la musique, comme une distraction profane.

Le Resch-Galouta avait, à toute heure, accès au palais du souverain. 11 y traitait sur un pied d'égalité à peu près complète avec les hauts fonctionnaires de l'État. Quant à son autorité sur la population juive, c'était celle d'un- chef suprême. Investi d'un pouvoir à la fois politique, religieux et judiciaire, il prononçait souverainement en toute matière civile et criminelle et avait droit d'appliquer des peines corporelles '. Gomme autrefois le patriarche de Judée, il était autorisé à lever des impôts *. La police générale, la sûreté

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