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Talmud, Synhédrin 5, a

4. On trouve en effet que les Juifs, soumis à son autorité, suppor-

3iU LES PHARISIENS,

tit là salubrité publiques étaient daiis ses attributions. Il nommait à tous les emplois \ L'instruction a tous les degrés, aussi bien renséigneriient religieux que laïque; si l'on peut ainsi parler, était placé sous s'a haute surveillance. Il jouissait, dans les synagogues, de privilèges honorifiques particuliers^.

Ainsi, tandis qu'en Palestine, le: Judaïsme n'était plus qu'une église^ et le patriarche, qu'un fonctionnaire purement religieux, en Babylonie, c'était encore une . sorte d'État où le Resch-Galouta possédait les principaux attributs de là souveraineté.

On comprend qu'une telle organisation devait offrir aux exilés de Judée des garanties et des conditions favorables qu'ils ne trouvaient plus sous la domination romaine.

D'autre part le mouvement intellectuel avait pris, dans les écoles de Babylonie, un développement considérable. Outré Nisibis et Nahardée, qui étaient depuis des siècles des foyers remarquables d'eriseignement, des maîtres distingués fondèrent partout des établissements d'instruction publique, notamment à Pumbédita, à Néhar-Pékod et enfin à Sura qui devint bientôt la capitale rehgieuse de l'Exir oriental. Les docteurs de Palestine affluèrent donc vers ces

laient à là fois un impôt de capitation [Chafag] et un impôt foncier. (Taska) (Talmud, Mbed Katon 4. a. — Baba Bathra, 73 a.) Ce qui prouve qu'ils étaient libres d'acquérir des immeubles.

i. Baba, Bathra, 89, a.

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