Deutéronome, ch. iv
2. Talmud, BdrachaihAi. -— Wkill, \e Judaïsme, ses dogmes, sa W(/ss?o«, Introduction, p. 17. . ,
éjiergie. Ce n'est pas la foi résignée, c'est l'intelligence et la raison que demande à Dieu une des plus solennelles prières de la liturgie d'Ezra ^ ; et c'est eu termes presque identiques que le Talmud a exprimé à . son tour la même pensée, en disant que «chaque pré- » cepte de to. loi réclame des fidèles quatre devoirs : » apprendre, enseigner, réfléchir et pratiquer-, n c/està-dire que les actes religieux n'ont de mérite que lorsqu'ils sont inspirés par une conviction éclairée '\
La foi n'est donc pas, dans cetle doctrine, une abstraction dogriaatique ; elle n'est que le résultat de l'examen. Il ne faut croire que parce qu'on a compris et parce qu'on est convaincu. Ce dont la raison ne peut se rendre compte doit être laissé dans le domaine vague des spéculations. Sans doute il n'est pas interdit d'y pénétrer, mais la sagesse commande de ne le faire qu'avec une extrême prudence, parce que la certitude n'est jamais le fruit de cette laborieuse étude.
Ce rationalisme pratique n'est jamais resté, dans le développement du Pharisaïsme, à l'état de théorie. Il suffit de se rappeler son histoire pour reconnaître
1. « Donne-nous, ô notre Dieu, l'intelligence, afin que nous puis - » sions comprendre, étudier, enseigner et pratiquer tous les préceptes » de la loi. (Rituel, prière d/Ahabath-ôlam.) »