‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 421 sur 500 · Talmdd, Soiâ · texte numérisé non relu

Talmdd, Soiâ

:]. \Veii.i., Jbid. p. 21.

que les faits y ont toujours été d'accord avec les principes.

Pour les Pharisiens, il n'y a jamais eu qu'une vérité absolue; c'est la croyance en un Dieu unique. Sur ce point, base de toute religion et de toute philosophie, il n'y avait, en effet, ni discussion, ni transaction possible. ]\e pas croire à l'existence de Dieu, c'est la destruction de toute société religieuse; ne pas croire à son unité, c'est la destruction du Judaïsme. Mais, autant les docteurs du second temple se sont montrés intraitables sur le principe radical, autant ils ont été faciles dans les autres questions.

La lutte entre eux et les Sadducéens, quoique bien passionnée, n'a jamais eu pour but d'*imposer parla force, des croyances obligatoires. Ce fut le coml)at acharné de deux partis adverses, également ambitieux du pouvoir, etnon le conflit de deux puissances religieuses voulant contraindre à la foi par l'autorité souveraine. Les Sadducéens purent, impunément, nier l'immortalité de l'àme et les espérances d'une autre vie, sans être pour cela déclarés hérétiques ni condamnés comme tels. Malgré leur scepticisme, ils faisaient toujours partie de la communauté d'Israël et participaient librement à toutes les cérémonies du culte '.Le Sadducéisme, de son côté, tant qu'il fut au pouvoir, s'il considéra les Pharisiens comme des ennemis poUtiques et s'illes persécuta à ce titre, n'eut

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