Talmud, Taanit/i, It
LES PHARISIENS. 4o9
) dition, c'est le juste parfait; le juste malheureux, ) c'est le juste imparfait. Le méchant heureux, c'est celui qui n'est pas tout à fait méchant ; le méchant ) malheureux, c'est celui qui fait le mal sans ré- ) serve '. » — « Existe-til donc des justes qui ne soient pas bons et des méchants qui ne soient pas mauvais, comme semble l'indiquer la Bible? Oui. Le juste bon est celui qui l'est envers son prochain comme avec Dieu ; le juste mauvais est celui qui ne ) remplit ses devoirs qu'envers Dieu et non envers ) son prochain. De même le méchant mauvais est celui qui agit à la fois contre les lois divines et hu- » maines ; le méchant bon est celui qui, tout en transgressant les préceptes religieux, observe cependant les commandements prescrits à l'égard du pro- ) chain "^ »
11 ne faut donc pas se hâter d'imputer témérairement à l'Être infaillible qui voit et qui sait tout, une sorte d'inconséquence qui lui ferait appliquer, au rebours de lajustice éternelle, un châtiment au juste qui ne l'a pas mérité et accorder une récompense au méchant qui n'en estpas digne. « Pointde mort sansfaute, » dit énergiquemeiït le Talmud ; point de souffrance » qui ne soit l'expiation d'un méfait •■. » Aussi, quand l'homme éprouve un malheur quelconque, son pre-