‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 474 sur 500 · MiDRAscH, sur Vaykra, xxni · texte numérisé non relu

MiDRAscH, sur Vaykra, xxni

» même il est des fils d'Israël qui réunissent la science » et les bonnes œuvres^ Ces branches de pa:lmier, » c'est encore IsràëL De même que le fruit de cet » arbre ne joint pas d'odeur à la saveur qu'il possède , » de même il est des fils d'Israël qui ne joignent pas » la science aux bonnes œuvres. Les rameaux de » myrte, c'est encore Israël. Ils sont odorants mais » sans saveur, comme ceux d'entre les fils d'Israël «qui ont la science sans les bonnes œuvres. Enfin » les rameaux de saule n'ont ni saveur ni odeur, » comme ceux en Israël qui n'ont ni bonnes œuvres » ni science. Que va donc faire l'Éternel? Les dé- » truire? Non pas. Qu'ils forment tous, dit-il^ un seul » faisceau où les bons feront propitiation pour ceux » qui ne le sont point. »

Mais Israël, malgré son élection, n'est lui-même qu'une branche de l'arbre de l'humanité. La solidarité universelle le lie au reste des peuples et des hommes, comme elle lie ses fils entre eux. « Le monde entier » dit le Talmud % est jugé d'après la majorité de ses » membres, comme l'individu est jugé sur la majorité » de ses actes. Dès lors tout individu au moyen d'un » seul acte méritoire peut sauver non-seulement lui- » même, mais tout le monde avec lui. »

La morale sociale repose donc, d'après les docteurs pharisiens, sur deux grands fondements; la fraternité

1, Talmud, 'Kiddouschim, 41.

et la solidarité de; tous les hommes^^ans exception.

Quant à la loi de la morale religieuse, elle est, d'après eux, dans cette parole de l'Écriture : « Tu aimeras l'É- » ternél de tout ton cœur , de toute toii âme et de toutes » tes facultés * . » --^ Elle est en ce précepte de désintéressement et d'abnégation dans l' accomplissement dii devoir, inscrit en tête des Sentences des Pères : iil^G » soyez paç comme des serviteurs qui ne servent » leur maître qu'en vue d'en être récompensés ?. »

-^ Elle est enfin dans ces trois grandes maximes : « Rappelle-toi constamment trois choses et tu ne tom- » beras jamais dans le péché : « Pensé à ton origine, » réfléchis sur ta fin et rappelle-toi quel est le juge à » qui tu auras à rendre compte. » — « Cette vie n'est » que le portique de la vie future; préparons-nous » sous le portique afin de pouvoir entrer dans le sànc- » tuaire. » — «Faispénitencela veille de tamort^. »

On peut couronner cet ensemble de vérités morales, évidemment indépendantes de toute législation positive, par cette maxime de ï(àbbi, celui à qui la voix publique a donné le nom de Yéhoudah le Saint, celui qui a été le législateur respecté (lu Code de la loi orale : « Quel est, dit-il, le chemin que l'homme doit choisir?

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