Talmud, Synhédrin, 90, a
3. C'est ainsi qu'Élie, pour ramener le peuple égaré par les superstitions de Baal, offrit un sacrifice sur le mont Carmel, malgré la loi qui défendait tout holocauste en dehors du sanctuaire.
ci avait bien autrement d'importance et de prestige que la mission toute matérielle du premier. Aussi y eut-il toujours entre ces deux pouvoirs un antagonisme qui s'est manifesté dès les premiers jours de l'institution prophétique.
Depuis Samuel jusqu'à Malachie, les prophètes, n'ont pas cessé de réagir contre le privilège sacerdotal, d'en discréditer les fonctions et d'enseigner au peuple que la véritable religion, le culte vraiment agréable à Dieu, ne consiste pas dans les cérémonies extérieures auxquelles préside la famille d'Aaron et dont elle tire parti pour son avantage personnel. Samuel traça éloquemment le programme du prophétisme, à ce point de vue, par ces mots remarquables prononcés devant Saûl et la foule assemblée : « Est-ce que l'Éternel aime les ho- » locaustes autant que l'obéissance à sa parole? Non. )) Écouter la voix de Dieu vaut mieux que les sacrifices » et que la graisse des béliers *. » Cette grande maxime devint, dès ce moment, le mot d'ordre de tous les Nabis d'Israël ^ Fidèles à la pensée intime de