‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 5 sur 500 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

superficiel des pratiques religieuses, afin de s'acquérir un renom usurpé de sainteté et de science. Les maîtres illustres du Pharisaïsme n'avaient pas attendu les justes remontrances de celui qu'on appelait alors « le prophète de Nazareth, » pour flétrir hautement ces «Pharisiens teints» [PéroiischimCébouim) comme les nomme spirituellement le livre de la tradition. On lira plus loin le jugement sévère qu'ils portent sur les tartufes de Judée, sur « les pieux idiots » (Hassid-Schotéh), ainsi que les désigne une autre expression de l'époque, qui discréditent et compromettent la cause sainte dont ils affectent d'être les défenseurs*.

Les vrais Pharisiens, dont la vie si pure et la morale si élevée excitaient partout l'admiration et le respect, n'avaient rien de commun avec ces pratiquants de faux aloi. Les vrais Pharisiens étaient les hommes du grand Synode, collaborateurs d'Ezra et héritiers des prophètes hébreux, qui ont posé les premiers fondements de la réforme du Judaïsme ; c'étaient les membres du grand Synhédrin, qui ont fait passer dans les mœurs et dans les lois l'esprit libéral dont leurs prédécesseurs leur

i. Talmud, traité Sotâ 22. b. — Le passage tout entier dépeignant six espèces de faux Pharisiens, en termes aussi pittoresques que sévères, sera reproduit dans le cours de cet ouvrage.

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