iostPUE, Anliquilés, Viv.XjCh. n
pris rhabitude pendant la captivité ; mais leur illustration et leur patriotisme couvrirent aisément, devant ropinion, leurs aimables défauts, tandis que leur position sociale, autant que leur mérite reconnu, les désignait d'avance pour occuper, à côté des chefs religieux, toutes les fonctions importantes. Jls formèrent une sorte de grand parti aristocratique, fortement uni au pontificat, maître de la puissance publique, riche, indépendant, aimant le pouvoir et les avantages qu'il procure, habile au maniement des affaires, précieux pour le gouvernement sacerdotal dont il fut aussitôt l'allié et l'auxiliaire et dont son concours ne pouvait manquer d'accroître l'autorité et le prestige.
Ce parti prit probablement alors ou reçut de l'opinion le nom même de la famille pontificale dont il était le plus ferme appui*, et, paria, il attesta publiquement combien était étroite la solidarité qui rattachait l'aristocratie au sacerdoce"
La similitude des dénominations servait ainsi d'étiquette à l'identité des principes. En tout cas il est incontestable que, dès les premières années du rapatriement en Judée, on voit apparaître et agir une aris-
i. Le nom de Tsadokiles appliqué à la race pontificale alors au pouvoir, et celui de T^jarfoM/am qui désigne le parti aristocratique, ont une parenté manifeste. Les grands prêtres se qualifiaient aussi du iiom' de Mallié Tsédek, rois de justice, et même de Tsadihim. Les origines de toutes ces dénominations sont confuses et complexes ; mais il est , impossible de douter de l'assimilation qui existe entre les Tsadokites et les Tsadoukim.
LES PHARISIENS. 7i
tocratie puissante, intimemeiit liée à la grande prêtrise et partageant avec elle radministration supérieure. Il est non moins certain qu'à toute époque, depuis ce moment, on retrouve le parti sadducéen au pouvoir, très-ardent à soutenir l'es chefs officiels du culte et , à combattre avec eux le mouvement démocratique qui ne tarda pas à se nïanifester sous l'influence des principes posés par Ezra. Cette attitude traditionnelle ne permet guère de douter que l'origine de ce parti ne remonte aux premiers temps du gouvernement aristocratique et sacerdotal que Josèphe dit avoir été constitué après le retour de Babylone. .,
Les Hassidim, qui formaient le parti des savants, répondaient par leur vie, leur sagesse et leurs vertus, au titre d'hommes pieux qu'ils s'étaient donné ou que leur avait donné la voix publique. Les documents les plus anciens font du Hassidisme une sorte de Naziréat qui poussait jusqu'à l'extrême les pratiques religieuses. Après les malheurs de l'exil, un certain nombre de dévots étaient tombés dans une sorte de mysticisme exalté inspiré par la conviction que les désastres d'Israël avaient été le châtiment de ses péchés\ Non contents, à l'exemple des anciens riazirs, dé s'imposer quelque privation spéciale pendant un temps limité^, ils se vouaient au Naziréat pour toute leur vie