Talmud, Bej'achoth, 48. a. — Tosifta, Nazir, cli. iv
2. Voir sur les conditions du Naziréat, Nombres, ch. vi, et l'histoire de Samuel et dé Samson.
et se condamnaient àiine existence en rapport avec les difficiles devoirs de cette vocation^ Cet ascétisme exagéré était surtout observé par beaucoup de Hassidim. ils partaient de cette idée que tout Israélite porte en lui-même un caractère sacerdotal, s'appuyant sur le texte fameux du Pentateuque : a Yous serez pour » moi un royaume de pontifes, une nation sainte ^ » Aussi, s'imposaient-ils, avec une rigidité extrêine, les règles de pureté lévitiqué prescrites aux grands prêtres , fai-sant de la mortification et du détachement des choses humaines le principe supérieur de tous leurs actes. Par une conséquence logique de ces idées, ils s'adonnaient avec passion à l'étude de la loi. Nul plus qu'eux n'approfondissait les livres saints ; nul ne les interprétait avec plus de science et d'autorité ; nul ne connaissait lïiieux les coutumes et les traditions par lesquelles s'était développée l'idée religieuse sur le sol . de la Judée ou dans l'exil. C'était parmi les Hassidim que se recrutait le personnel du haut enseignement rehgieux et des tribunaux. La nature de leurs travaux établissait naturellement entre eux et les Scribes d'étroites relations personnelles et doctrinales ^ Nul doute qu'ils n'aient formé, avec ces derniers, la majorité du grand