I Macchabées, ch. ii
;]. J03ÉPIIE, Antiq. liv. XIT, ch. vi.
cupidité en disant que le trésor du temple renfermait des richesses incalculables dont il y avait tout intérêt à s'emparer'.
11 n'en fallait pas davantage pour faire des monarques syriens les complices de leurs vengeances personnelles. Antiocîius Épiphane prêta à ces conseils perfides une oreille complaisante et la plus odieuse persécution qu'ait enregistrée l'histoire pesa, par ses ordres, sur la Palestine. Nous dirons bientôt par quelles mesures cruelles et par quels incidents elle fut signalée jusqu'au moment où les Macchabées se levèrent pour la combattre. 11 nous suffit ici de caractériser d'une manière générale l'état des partis.
Ce n'est pas, d'ailleurs, du premier Jour qu'on en arriva à ce point extrême. L'infiltration de l'Hellénisme par la Syrie et l'Egypte se fit peu à peu depuis Alexandre le Grand, qui fut le bienfaiteur des Juifs, jusqu'à Antiochus Épiphane qui en fut le persécuteur, c'est-àdire pendant une période qui ne comprend pas moins de 160 années, (de 330 à 170 av. J.-G.) La résistance fut également progressive et quand le sentiment national et religieux fit enfin explosion, il y avait longtemps déjà que l'orage s'amassait dans les esprits.
L'effet naturel de cette situation fut d'atteindre profondément l'autorité morale du pontificat et du patriciat tsadokites, gravement compromis dans le mou-