Ibid
LES PHARISIENS. il5
ajouta le vol organisé. 11 déroba, en effet, des vases d'or consacrés au service du temple. Une partie en fut vendue par lui à des marchands de Tyr. Le reste fut employé à corrompre Andronicus, lieutenant du roi à Tarse, lequel, moyennant cette somme, consentit à faire assassiner le vieux grand prêtre nias, dont Ménélaos avait intérêt à se débarrasser et qui vivait retiré à Daphné, près d'Antioche, depuis qu'Antiochus l'avait destitué au profit de Jason ^
Ce meurtre souleva, même parmi les Grecs, une indignation unanime. Andronicus fut condamné et mis à mort ^. Ménélaos, accusé de complicité et convaincu d'avoir accompli, d'accord avecLysimaclius, représentant du roi de Syrie à Jérusalem, une foule d'actes sacrilèges, fut traduit devant un tribunal criminel. Trois hommes délégués parles anciens de Jérusalem vinrent plaider contre lui à Tyr devant le roi Antiochus et faire entendre la voix de l'opinion publique ; mais, bien qu'il eût été reconnu coupable, il sut, à force d'argent, gagner un favori du monarque, Ptolomée, fils de Dorimène,'et, par lui, Antiochus lui-même. La sentence fut changée et les trois avocats du peuple juif payèrent de leur tête l'audace d'avoir parlé contre le protégé du despote syrien ^ — Ménélaos rentra plus fier et plus puissant que jamais à Jérusalem où