VIII INTRODUCTION
nité personnelle ainsi qu'à la réforme morale qu'il apportait ;au monde, tous les principes, v toutes les croyances et toutes les traditions des Pères de la Synagogue. Après lui, ses apôtres ont entretenu avec les ^ Pharisiens des rapports bienveillants qui Se révèlent dans les circonstances les plus caractéristiques. Ils maintinrent, d'ailleurs, pendant les premiers temps de l'Église naissante, toutes les idées fondamentales du Judaïsme traditionnel, et Paul lui-même, efficacement protégé par le parti des docteurs, se faisait publiquement honneur d'être a Pharisien, » disciple et fils de Pharisien* ».
La vigoureuse apostrophe de Jésus ne peut donc regarder que les hypocrites du Pharisaïsme. Elle . n'est applicable ni à-'la personne ni à l'enseignement des grands Pharisiens de son temps.
L'opinion qu'on s'est faite des observations de Josèphe, repose également sur une appréciation erronée. ' Désireux de persuader aux Romains et aux Grecs qu'il y avait eu, en Judée comme à Athènes, de grandes écoles philosophiques, Josèphe a décrit des sectes juives comme des groupes de penseurs « parmi » ceux, dit-il, qui faisaient profession de sagesse^ » absorbés par l'étude des questions de métaphysique abs-
1. Viri fratres ego Pharisaeus sum et filius Phariseeoruin. (Actes, cil. XXIII. 6.)