MiDKASCH, Uéreschilh Jiabha, sect. Go
qu'elle répandit pour s'emparer de Jérusalem sans coup férir. Alkimos fut rétabli dans sa charge, avec le gouvernement suprême du pays; après quoi, le général syrien, laissant à la disposition du nouveau pontife des troupes nombreuses pour le soutenir, retourna à Antioche auprès du roi Démétrius.
Cet essai de restauration, appuyé sur une armée étrangère, fut suivi, comme toujours, des plus violentes représailles. La légitimité sacerdotale,, aidée de ses alliés sadducéens, ayant ressaisi le pouvoir, en usa pour se venger de ses ennemis. Tous ceux du parti hassidéen qu'on put arrêter, furent impitoyablement condamnés et mis à mort. A Jérusalem et àl'entourla tierreur réactionnaire tenait le peuple dans le silence et l'impuissance. Mais Juda n'était pas vaincu; il reprit bientôt l'offensive avec le même bonheur qu'auparavant. Alkimos, chassé une seconde fois, alla de nouveau mendier les secours du roi de Syrie.
Un autre général, d'une grande réputation militaire, Nicanor, le même qui avait aidé Démétrius à s'emparer du trône, fut envoyé en Judée sans délai à la tête d'une armée formidable *. Juda Macchabée n'avait que des forces peu nombreuses mais héroïques, enflammées par cette confiance en Dieu que les IMssidim ne cessaient de leur inspirer en leur rappelant les exploits de leurs pères ^. La bataille se livra près d'un petit
l. .losÈpHE, AnL liv. XII, ch. xvii,
2, II MACCHABÉEa, cil. XV,
bourg nommé Adassa, dans la province de Sâmarie. Nicanor, battu, périt dans la mêlée ; sa tête fut coupée et portée à Jérusalem où elle fut exposée devant la forteresse qui servait encore de refuge aux troupes syriennes préposées à la garde de la ville et aux juifs parjures qui s'étaient placés sous leur protection. Cette victoire qui^ pour quelque temps, affranchit le pays des horreurs de la guerre', fut célébrée comme une fête nationale et sa date (12 Adar, février,) devint, désormais, un jour de commémoration religieuse ^
On put croire un instant au triomphe définitif de la cause nationale. Malheureusement il n'en était rien. La guêtre ne tarda pas à recommencer et la Judée devait y perdre l'indomptable héros à qui elle avait dû sa délivrance.
Dans l'intervalle qui sépare la défaite de Nicanor de cette nouvelle lutte, des faits graves s'étaient accomplis. La mésintelligence avait, éclaté entre Juda Macchabée et le parti des Hassidim de façon à lui enlever leur concours et à exposer son armée affaiblie à d'inévitables désastres. Cet incident peint d'une manière caractéristique l'état des partis à cette époque; il est nécessaire d'y insister.