‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 88 sur 500 · I i\]ACCH..ch. XIV, 46 et s · texte numérisé non relu

I i\]ACCH..ch. XIV, 46 et s

Le second livre des Macchabées, émané certainement, comme nous le constaterons bientôt, d*une inspiration pharisienne, précise ce résultat considérable en quelques mots qui sont tout un programme : « Dieu, dit-il, en délivrant tout son peuple, a rendu à )) tous l'héritage, la royauté, le sacerdoce et la sanc- » tification *. »

Ainsi la plénitude de la souveraineté était reconquise par la nation entière ; c'est au peuple seul qu'appartint désormais le droit d'en déléguer les attributs essentiels. Le pontificat et la royauté sont ses mandataires; lui seul est « l'héritier » du pouvoir souverain.

Les idées démocratiques avaient donc progressé d'une manière remarquable; mais, si on en consacra alors solennellement le principe fondamental, on ne l'appliqua pas encore dans toutes ses conséquences.

Le gouvernement de Simon fut une sorte de dictature personnelle, que les périls dont on sortait à peine et ceux dont on était encore entouré, rendaient, sans doute, nécessaire. Le texte même du plébiscite qui réleva au pouvoir, prouve que tel était le dessein de ceux par qui il fut élu *. Le premier livre des Macchabées, qui fait un éloge pompeux de l'administration du premier prince hasmonéen, rapporte à lui

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