Notamment Ezéchiel, ch. xx, 20 et suiv.; cli. xxii
3. L'histoire juive dit à chaque page à quel point les généraux ennemis qui, tour à tour, envahirent la Judée, profitèrent de ce préjugé. Ils choisissaient toujours le jour du Sabbath pour attaquer les Juifs.
i, Tai-mud, Schabbalh 19, a.
reculer, le jour du Sabbatli, ni devant la défense ni devant l'attaque, observant d'ailleurs, très-judicieusement, qu'il est fort difficile de préciser où commencent et finissent l'offensive et la défensive, la première pouvant être, très-souvent, indispensable pour les besoins mêmes et le succès de la seconde.
Josèphe, qui signale cette divergence d'opinions entre les deux partis, aux premiers jours de l'insurrection liasmonéenne, qualifie d'erreur regrettable la doctrine pharisienne et ajoute que « depuis, on n'a » pas fait difficulté de prendre les armes en ce saint » jour, quand la nécessité y a contraint '. »
Les deux livres des Macchabées mettent en lumière, à tout moment, cette opposition de principes. — Dans le premier on voit les Hassidim, réfugiés dans une caverne, se laisser brûler vivants par les soldats d'Antiochus pour ne, pas combattre pendant le jour du Sabbath ; mais Mattathias et ses amis, en apprenant ce malheur, déclarent énergiquement que, « loin d'i- » miter cet exemple, ils combattront tout homme, » quel qu'il soit, qui viendra contre eux à la guerre, » en ce jour de repos ^. » Plus tard, Bacchides ayant cerné la troupe de Jonathan sur les bords du Jourdain, le successeur de Juda n'hésite point à livrer bataille malgré la sainteté du repos sabbatique, et son succès confirme la croyance sadducécnne que Dieu, quel que