‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 101 sur 343 · Photographie de M"* Y. Bérard · texte numérisé non relu

Photographie de M"* Y. Bérard

elle est bâtie sur une butte d'un abord malaisé et fort escarpée : c'est comme la guette de toute la mer Tyrrhénienne. Sur la grève, en effet, la butte surgit; à ses pieds, le flot vient briser et mugir; en haut, une enceinte de tours et de remparts la couronne de ses ouvrages très solides. Les roisgolhs, Totila et Teias, avaient l'habitude de déposer en cette forteresse, comme en un lieu de toute sûreté, ce qu'ils possédaient do richesses et d'œuvres d'art. Narsès, dès son arrivée en Campanie, eut à cœur d'enlever au plus vite la ville et le trésor, afin de priver les Goths de ce port de refuge*.

Narsès vient avec toute son armée. Il ordonne 1 escalade. Arrivés au pied du rempart, les soldats font rage de leurs javelots, de leurs flèches, de leurs frondes et de toutes leurs machines de siège. Les Goths répondent des mêmes armes avec autant de vigueur. Après quelques jours d'inutiles assauts, Narsès

doit recourir à la ruse :

grâce aux carrières abandonnées, que Ton nomme Antre de la Sibylle, il atteint et fait saper le pied du rempart; la brèche est ouverte. Mais, sur sa bulle inaccessible, la ville résiste toujours : il faut un long blocus pour la réduire.

Aux temps classiques, durant la première antiquité, avant rétablissement de la paix romaine, les étrangers hellènes, qui s'étaient rendus maîtres de Kume, subirent les mômes attaques des indigènes. En Tannée 52i avant Jésus-Christ*, « sous Tarchontat de Miltiade, Kume, ville grecque chez les Opiques, KJjjLr^v tt^v 'OttuoI; éXAr.vioa ttoT^iv, est attaquée par les Étrusques, les Ombriens, les Dauniens et d'autres Barbares encore, qui n'avaient contre elle aucun autre motif de haine que sa prospérité, 0'Jô£[jLtav tyo^m^ sittsIv toG [xItou; otxatav 7:p6cpaa-t.v, ot». ijlt, rr,v £'j8ai(jLoviav Tri; iroXeu);. Kume était alors vantée à travers l'Italie pour sa richesse, sa grandeur et ses autres avantages, et pour sa possession tant du coin le plus fertile de la Campanie que des admirables mouillages autour du cap Misènc. » Attirés par ces richesses, 500000 Barbares, appuyés de 18000 cavaliers, marchent contre elle. Les Kuméens, après avoir assuré la garde de leurs remparts et de leur flotte, n'ont que 4500 fantassins et 600 chevaux à mettre en ligne. Ils off'rent pourtant la bataille dans l'étroite vallée, dans a le canal », Vaulouy qui sépare leur ville des collines phlégréennes et qui.

Fie. 10. — VÀulon de Kume*.

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