A. de Lapparenl, Traité de Géologie^ I, p
'i. Spallaiizaiii, Voyage dam les Deux-Siciles, Iracl. Toscan, p. 11 ol siiiv.
Wl LES IMIÉMCIKNS ET L'ODYSSÉE.
La niêino comparaison se retrouve dans V Odyssée \ l'œil du Kyklope cri(» comme une hache de fer qu'un forgeron trempe :
co; S' ot' à*/T,p yaXxs'j; iwiAsxvv |jL£yav t^s TxsTîapvov elv GoaTt '}y'/pw piT^i [xeyàXa iàyo^/ra.
Et le Kyklope arrache d'abord le sommet d'une haute montagne qu'il lanco devant le navire peint en kyanos :
r,xe S' k^zopor^loL^ xop'j«pr,v opso; jASvaAoïo xào o' £6a).s îTpoîràpo'.Ôs V£o; xuavoTrpcppoto.
Puis il soulève une autre pierie, encore plus grosse, qu'il lance en la faisant tournoyer :
a'JTxp 0 y' £ça'jTW t^oA'j [jL£i^ova Aaav àfiipa; r,x' £7:'.0'.vr^Ta^, ETipsiTE oè ïv' à7r£À£0pov.
« Lorsque les projections du volcan, disent les géologues, ont été animcos dans leur chute d'un mouvement gyratoire (fi-iotyr^Ta^), elles donnent naissance aux bombes volcaniques ou larmes du Vésuve des Napolitains'. » Sur cette c«Hc napolitaine, c'est le Vésuve aujourd'hui qui ronde, rote, gémit, vomit et lance. Mais la Solfatare eut sa période d'activité et les géologues estiment qu'une sorte de balancement compensatoire unit peut-être les cratères phlégréens au cratère du Vésuve : (juand la pression souterraine trouve en ce dernier un écliaj)pement, les autres sont au repos; inversement jadis, quand le Vésuve se taisait, les cratères phlégréens devaient être plus actifs. Il y eut une période des temps modernes, où le Vésuve presque inactif sembla céder la parole à notre région phlégréeime. Cette période fut marquée surtout par la brusque éruption de 1538 qui, dans la plaine de l'Averne, fjt jaillir le Monte Nuovo. Avant cette éruption, une grande plaine s'étendait entre la rive du golfe de Pouzzoles et le pied des sourcils de FAverne et du Monte Barbaro. Brusquement, à la lin de septembre 1558, vint surgir au milieu de cette plaine la gigantesque taupinière du Monte Nuovo. E. Suess, d'après les descriptions et récits contemporains, a refait le tableau de cet événement :
tt Déjà en 1488, il s'était produit un violent tremblement de terre qui avail coûté la vie à beaucoup de monde. Au commencement du xvi'' siècle, les secousses se multiplièrent. En 1557 et 1558, elles devinrent de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes. Le 27 et le 28 septembre, elles se suivaient sans interruption. Alors, dit Porzio, la mer recula d'environ 200 pas et des sources d'eau douce jaillirent. Puis la bande de terrain, qui s'étend du Monte Barbaro vers le lac Averne, sembla tout à coup se soulever et prendre la forme d'une montagne qui se gonflait brusquement. La nuit suivante, cet