Odyss., IX, 116 sqq.; 130 sqq
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La traduction de ce texte ne présente, je crois, aucune ol)scurité. Le seul vers,
N-^o-oç ÏTztvzoL Aàysia îraoèx X'.jjlsvo; TSTavuTrai,
pourrait embarrasser les « Moins Homériques », qui ne voient partout que simples épilhètes poétiques. Ile Petite, 'Si^voç Aà-y^sia, est, en réalité, un nom propre; il ne s'agit pas (ïnîie petite île, quelconque, mais de la Petite lie : les Grecs modernes ont sur les côtes asiatiques des Mikronisi, comme les Italiens ont ailleurs des Isola Grande, et comme les Français ont des Ile Grande. Pour légitimer cette traduction de iVésos iflA*/i(?îa par un nom propre, nous avons déjà rencontré les « Iles Pointues » sur le chemin de îélémaque, dans la mer de Zante; ces Nèsoi Thoai, ces lien Pointues que le héros doit éviter entre Pylos et Ithaque, sont les Roches Montagne, disent les navigateurs aujoui*d'hui.
Mais pour vérifier entièrement notre traduction, voici un autre exemple : « A l'extrémité de Gortyne, raconte Nestor à Télémaque, il est dans la mer ténébreuse une Pierre Chauve, coupée à pic sur la vague. Le vent du Sud jette la grande houle contre ce promontoire du couchant et contre Phaistos; mais la grande houle est brisée par cette petite pierre »,
Icrri Si Ti^ XiTOT, ahztli ts el; aAa Tzhor^ IrrfTziT^ FopTJVOs èv rjepostosi ttovtcj) • £v6a NoTOç [xsya xdjjia tzotI crxatov pîov toOeï £ç <ï>a'.Tr6v • jjLtxpo^ oè X(9o^ [xéva xG[x' àTroépye».'.
Les scholiastes ont raison de dire que nous avons ici un nom propre, A'.T<r/^| risTpri, ouT(i> A£yo[jL£V7i xaTa to xjp!.ov ovojjia'. Sur la côte méridionale de la Ciète, en effet, il est un promontoire rocheux qui pointe vers l'Ouest et qui forme l'extrémité de la Gortynie : derrière lui, se creuse le golfe où l'un des ports de Gortyne, Phaistos, était bâti. La grande houle du Sud vient frapper contre ce coin, qui forme môle de défense pour tout le golfe : « Ce cap, disent les
F'iG. 20. — I^ Pausilippe et Xisida*.