‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 117 sur 343 · Cicér., ad Aitic, XVI · texte numérisé non relu

Cicér., ad Aitic, XVI

4. Mart., I, 42. Là-dessus cf. Ph. Cluvcr., liai. Anl., H, p. 1167; J. Belocli, Campanien, h p. 88.

port naturel du Paon, on a construit à grands frais un débarcadère artiliciel. « Le port, au côté N.-E. de Tile, est formé par un môle à double coude, s'éleiidanl de 180 mètres environ dans le Nord. Un quai, près duquel il y a de 2 à i mètres de fond, contourne la côte. Les navires mouillent dans TEst ou l'E.-N.-E. de la jetée Ouest ou s'amarrent au quai, bien a Tabri de tous les vents du large*. »

L'orientation môme du Porto Pavone en écarte donc les barques indigènes et les flottes contemporaines. Mais on comprend qu'inversement elle attira les premièi'es marines des tlialassocrates. Il faut toujours revenir au texte de Skylax sur l'île africaine de Kernè : « Les Pliéniciens ont fait de Kernè leur emporium. Ils y débarquent; ils y amarrent leurs vaisseaux; ils s'y installent sous des lentes; de là, ils passent sur le continent voisin et vont en barque vendre leui^ marchandises* ». Pareillement Ulysse installe sa flotte dans le Porto Pavone: nos Achéens y débarquent et campent au bord de la mer :

On mange, on boit, on dort tout son saoul. Puis Ulysse réunit l'assemblée : « Vous autres, dit-il au gros de la flotte, vous allez rester ici; moi, je vais prendre mon vaisseau et mon équipage, pour m'en aller voir à terre ce que sonl les gens de par là »,

àAÀo*. [xèv V'jv [jl'1[jlv£t', sixoi ipvr^p^^ ETaïpo». * aO-rip èyco t'jv vr/l t' ejxrî xal i^o\^ eTàpoto-'-v

Ulysse part sur son bateau qu'il ne prend môme pas la peine de mater; eu quelques coups de rames, on atteint la terre toute proche :

£;f,; o' £JJ6[X£V0'. TToXlTjV SXa T'JTTTOV £p£T[XOÏ^ ' OikV 0T£ OTj TOV ywpOV à'JlXOjJLfiO' £yr"J^ £Ô^/Ta

De Pile, on entendait déjà les In'^lements des troupeaux et l'on percevait h fumée et la voix des Kyklopes :

xair/ov t' aÙTWv T£ ?pOo-j'yr,v oiwv te xal alywv.

Tout ce golfe de Pouzzolcs est, en effet, rempli de fumées et de vapeurs volcaniques. Les auteurs romains nous parlent de l'atmosphère obscure et niéphiti(|uc qui règne autour de Nisida :

inde maliynum aéra respiral pelago circumflua Ne$h'\

Page 1