Hérod., IV
FiG. 28. — A noU'e droite.
les pentes convergent en un vallon étroit, qui jadis devait finir à la mer par une courte plage. Aujourd'hui, pour prévenir toute évasion des forçais, un mur percé de meurtrières bouche cette cale.
Deux petites portes cintrées permettent seulement de puiser à la source, qui coule, nous disent les mariniers, sous le pied de la falaise :
un escalier et des pierres plates sont disposés pour la commodité des lavandières.
Aux temps odysséens, c'est ici que les navigateurs établissaient leur campement; cette petite grève leur offrait son aiguade et Tombrage de ses peupliers :
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C'est en ce campement qu'Ulysse ordonne au gros de sa flotte de l'attendre, tandis qu'avec un seul navire il s'en ira chez le Kyklope du continent. Sous ces ombrages, nos compagnons corsaires restent donc à banqueter durant l'absence du héros : cette île giboyeuse est un bon reposoir.
Mais Ulysse quitte ce port de la Petite Ile. Sans prendre seulement la peine de mater, il fait armer les rames et pousser le navire hors de Porto Pavone. Ils
sortent du cratère. En quelques coups d'aviron, ils abordent au rivage de la grande terre « toute voisine »,
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C'est la manœuvre que répètent nos mariniers. Au sortir de Porto Pavone, nous retrouvons la grande houle, les hurlements du flot écumeux, la falaise menaçante et l'Aiguille déchiquetée par le vent, ravagée par la vague : sous la
Fie. 2î). — La source.
FiG. 50. — La falaise du Pausilippc.
blancheur de son tuf, elle ressemble à quelque énorme ice-berg flottant cahincaha. Devant nous, la façade du Pausilippe est une muraille droite et blanche»
toute pareille à la falaise de Nisida, mais plus élevée et plus abrupte encore. Dans cette roche friable, les hommes ou les flots ont creusé de hautes cavernes, dont les gueules béent sur la mer, juste au ras de Teau.
Au sommet de la muraille, des plantations et quelques villas se penchent sur Tabîme. Au pied, des éboulis de cailloux et de terrain montrent quel danger les embarcations peuvent courir à frôler de trop près ces falaises croulantes.
La plage de sable de Bagnoli, disent les Indructlom nautiques^, limite à la mer une large vallée bien cultivée : le village est sur la côte, auprès de sources chaudes.... [A la suite de celte plage], la pointe de la Gaiola, qui limite à l'Est la baie de Pouzzoles, est
rocheuse avec des falaises de 150 mètres de hauteur; près de son extrémité Sud, git le petit îlot de la Gaiola.
Perpendiculaire au mur de la falaise, une longue échine de roches pointe vers le large et détermine deux petits ports. Cala Badessa et Cala de Trentaremi, où la houle s'amortit à travers les écueils.
Les barques y peuvent trouver des eaux plus calmes. Mais le véritable refuge ne leur est offert que par la petite rade, qui s'ouvre plus loin, entre la terre ferme et les rochers de la Gaiola. La Cala Badessa et la Cala Trenlaremi, cerclées de lave aiguë et dominées de falaises éboulantes, ne peuvent pas, en efl'et, servir au débarquement. La petite rade de la Gaiola oflre, au contraire, sur tout son pourtour, de longues pentes
FiG. 51. — I.es grottes.