Cf. Beloch, Carnpanien, p
Leurs vignes leur donnent du vin :
xal yotp KuxXcj7î£0"<n «pspsi t^sLocopOs àpoupa olvov sptoTa^yXov...,
mais ce vin n'est que de la piquette en comparaison du nektar qu'est à leur goût le vin des navigateurs :
cfXkk Too* àjjLêpoo-iyi; xal vexTapo; èoriv aTtopptbS.
Ils en sont restés à la vie pastorale. Us vivent de leurs moutons, de viande et de lait. Ils n'habitent ni dans des fermes ni dans des villages. Ils n'ont même pas de maisons. Les cavernes leur suffisent pour s'abriter la nuit avec leurs brebis et leurs agneaux.
C'est le même état de civilisation que les géographes et périples de l'époque classique nous décrivent encore sur certaines côtes : « Les montagnards de Sardaigne, raconte Strabon, habitent les cavernes. Quelques-uns possèdent dans leur territoire de bonnes terres arables. Mais ils négligent de les ensemencer et descendent ravager les terres des cultivateurs, leurs voisins : ev (nî7)Xaiot; oixoGvTs;, el ùé Ttva eyoutri yf,v arit6pt[JL0v, où Se TauTT^v Ê7ûi[jLe).(À)ç oTietpovçeç, cfXkb. Tà^ wv epyaÇojjLéviov xaôapiràÇovTs*;*. » — * Ce peuple, dit Agatharchide en parlant de certains nègres, n'a pas de villes. Ils habitent non loin de la mer, au flanc des falaises, soit dans les creux profonds, soit dans les valleuses tourmentées et les couloirs étroits qui leur présentent des coins et des recoins abrités.... Quelques-uns habitent des cavernes qu'ils choisissent de préférence tournées vers le Nord; de ce côté, ils ont de la fraîcheur, grâce à la profondeur de l'ombre et grâce aux vents. Les cavernes tournées vers le Sud ont une température de four qui les rend inhabitables sous l'extrême chaleur de ce climat*. » Les Kyklopes recherchent aussi les grandes cavernes, vjpb (nzioç, rafraîchies par le vent de mer :
^X£OV £V 0"ir/J£<T<Tt 2l' àxpia^ TjV£jJLO£<JO'a^.
Mais, sur cette côte italienne, les cavernes tournées vers le Nord seraient intenables durant les froids de l'hiver ou par les coups de mistral. Pour avoir seulement la fraîcheur qui vient du large, il faut choisir les cavernes tournées vers l'Ouest. Sur les côtes de la mer Tyrrhénienne, jusqu'aux temps de l'Empire romain, les cavernes côtières seront des stations recherchées. Strabon nous parle encore des cavernes spacieuses et confortablement aménagées qui s'ouvrent dans les falaises entre Gaète et Terracine, àviwye t' èvTauOa (jTTTjXaia uTrfipjxevÉQr, xaToix'la; [jL€yà)va; xal iroXuT£X£Ï(; SfiSfiyfjLéva". Ces appartements spacieux et luxueux offraient l'été une « villégiature » agréable et saine aux « baigneurs »