‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 128 sur 343 · Fest., cf. Beloch, Campanien, p · texte numérisé non relu

Fest., cf. Beloch, Campanien, p

tique se souciait peu des exercices violents et des risques de la guerre : il préférait se tenir, ou môme s'enfuir, à Técart de la bataille et des coups. En ces parages donc, THypérie de ces commerçants paisibles ne dut pas longtemps subsister. Au temps du périple odysséen, la fortune dlfypérie, semble-t-il, n'existe déjà plus que dans le souvenir des hommes. Les navigateurs ont un peu délaisse la butte continentale et la grève de sables fins, f/est dans la Petite Ile déserte qu'ils viennent amarrer leurs flottilles et installer leurs temporaires entrepôts. De là, ils passent sur le continent voisin, en prenant garde à l'Aiguille du Levant, aux écueils émergés, aux roches côtières et à la houle qui jette les barques contre les dents de la falaise, quand le vent souffle du large :

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Ils montent à la grotte pour faire des provisions. Ils y trouvent les mêmes chargements que les barques napolitaines vont aujourd'hui chercher aux petits ports de la côte sarde : « Les navii'es viennent à Orosei prendre les produits du pays, consistant principalement en blé et en fromage.... Le pays produit beaucoup de grain, de fromage, de fruits, ainsi que du tabac et des vins : on fait par le port d'Arbatax un cabotage assez actif*. » Mais gare aux indigènes! Le poème odysséen les représente comme des androphages, se repaissant de chair humaine. Dans la réalité, les Opiques de cette génération avaient-ils encore des habitudes d'anthropophagie? Il dut exister un temps où les riverains de la Méditerranée mangeaient de la chair humaine. Il peut se faire que les Opiques aient conservé longtemps cette tradition vénérable. Mais je croirais plus volontiers à une exagération des marins ou à une fiction du poète. Il est possible néanmoins que le périple lui ait fourni ce renseignement authentique. Les périples classiques nous donneraient vingt passages à mettre en regard de nos vers odysséens. Les Kyklopes sont des géants qui vivent chacun chez soi, chacun régentant ses enfants et ses femmes :

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Les périples classiques nous décrivent « des espèces de géants, qui vivent à l'écart les uns des autres, chacun étant à soi-même son roi et seigneur », [jLÉytaTOt oï (TÙ^kOLfTl Ttâpl Ta-JTTjV TrjV )^(opxv àvOpcjTTOi (nropioTjv xaTOixoGo-t. xal xaTot TOTiov sxaoTo; 6[jL0'l(i)^ TiÔiijLEvoi T'jpàvvoi;. Pour se concilier l'humeur de ces Barbares, les navigateurs grecs ou romains leur apportent d'excellents vins (nous apportons aux nègres d'aujourd'hui nos alcools et nos absinthes), et ces vins servent non pas aux échanges, mais simplement aux cadeaux, o-j Tzpb^ ÈpyaTuv,

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