Vivien de Sl-Marliii, Dicl. Géog., s. v. Slroiuboli
L'ILE AIOLIE.
c'était de nous réfugier sous le cratère, dans une baie de la pointe de Scherrazza. Nous restâmes là pendant un jour et deux nuits, abrités en partie contre les vents et la tempête, mais non sans courir les plus grands dangers. Le cratère vomissait une pluie incessante de pierres rougies qui, chassées avec rapidité, venaient tomber tout près de nous; d'autres faisaient explosion dans les airs avec un fracas horrible et leurs fragments retombaient autour de nous connne des éclats de bombes*.
Nous abordons File de Stronfiboli par le Sud. Nous doublons la pointe Lena. Voici la muraille abrupte et circulaire qui, toute droite, jaillit de Tcau et dresse jusqu'aux nues sa façade métallique. Les coulées vi tri liées et les roches croulantes alternent de cap en cap. Par endroits, quelques taches de ponces blanchâtres et quelques poudrées de verdures habillent encore le pied de la montagne ; mais au sommet, c'est la pierre chauve, A'-o-gti àvaosopofjis Trérpr,, d'où, par intermittence, surgissent en beaux panaches les volutes de fumée. Nous côtoyons Tilc à quelques
FiG. 40. — La plage de San Yiiicenzo.
FiG. 41. — La plage et les felouques.
mètres. Sur ses pentes rapides, des cailloux cascadent et rebondissent jusqu'à la mer. Le seul embarcadère de Tile est à la pointe Nord-Est, près du village de S. \incenzo. Là, au-dessous du cône, de longues pentes de terres blanches des-