‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 163 sur 343 · Cf. EMing, Lex. Hom., s. v · texte numérisé non relu

Cf. EMing, Lex. Hom., s. v

2. lUoloni., Grog.. HI. 5: cf. éd. Mnllor, p. r»8i. n. C. I. S., ii^liO. p. 185.

entendu : la Hibie nous parle d'une ville de Erek, tout court, et une inscription phénicienne de Sardaigne invoque Astarté Erek, tout court aussi'. Ce n'est pas autrement que Erxik'a Saarim devint Eruk'a tout court, d'où les Gréco-Romains firent leur Eruc-ion ou Eryc-inon. Les descriptions de la Tempio actuelle nous expliquent clairement la signification de ce nom propre :

Les maisons de Tcnipio sont toutes construites on dalles ou plutiH en parallélogrammes allongés de granit, que l'on fend réguliértMnent avec des coins en fer. C(*s pièces sont posées Tune sur l'autre et à peine liées ensemble par un mortier d'argile et fort rarement par de la chaux, car cette substance coûte très cher, puisqu'il a fallu la faire venir de fort loin à dos de cheval : les seuls endroits de la Gallura où la nature ait placé la pierre calcaire sont le promontoire Figari et l'Ile de Tavolara.... Ct»s constructions sont très solides. Les maisons de Tempio présentent au dehors un aspect tout particulier, mais un peu massif. — Ce riche village de Tempio, connue la plupart des autres villages de la Gallura, est bâti entièrement de pierres d'un granit très dur et très brillant. Quelques-unes de ces hautes maisons, avec un peu d'architecture, seraient des palais dignes de Venise, de Rome ou de Fhirence*.

Toute la Gallura est granitique, semée d'énormes pierres que, de tout temps, les hommes ont empilées pour leurs constructions et leui-s monuments. Pierres Levées de six mètres de haut et qui portent le nom de Perda-Lunga, Pierre Longue; Tombeaux des Géants qui portent le nom de Perda-Lalta^ Piei^re Large; Nouragues a qui se distinguent des constructions cyclopéennes, formées de polygones irréguliers, par les assises régulières et horizontales des pierres qui les composent* » : toutes les constructions de la Sardaigne primitive offrent le même aspect de murs ou de blocs énormes. La porte des nouragues « est ordinairement très basse, de façon qu'un homme a quelquefois de la peine à y entrer autrement qu'à plat ventre; mais la difficulté cesse presque toujoure, lorsqu'il a dépassé la largeur de la pierre d'architrave, qui est plus longue et plus large que toutes les autres' ». J'imagine notre ville sarde aux Larges Portes comme une autre Mycènes avec de gigantesques entrées, basses, mais très larges. Cette ville sarde a son agora,

Y, o' aï'i' i\ àyoofi^ sxaAs'. xX'jtov 'AvT'.saTria,

6v TTÔT'.V,

toute semblable aux piazzas des villes actuelles. Dans ces villes de la Sardaigne septentrionale, « les rues escarpées sont des espèces de précipices bâtis; à Sassari et dans tout le Logudoro, la rue principale, ou plutôt le moins étroit de ces abîmes, s'appelle improprement la Piazza.... Sassari n'a qu'une longue rue appelée assez improprement la Piazza, nom donné dans le Logudoro à la

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