‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 164 sur 343 · De la Marmora, Voyage^ 11, p · texte numérisé non relu

De la Marmora, Voyage^ 11, p

rue principale, au Corso : la Piazza de Sassari traverse toute la ville horriblement bâtie*.... Dans celle Piazza. se trouvent les principales bouliques, les cafés et les magasins les plus riches et les plus élégants*. » Sur la piazza de Télépylos, Antiphatès flânait, la cape à Tépaule, quand sa femme Tenvoya quérir. Le site exact d'Érycion est encore inconnu. La géographie antique de celle Sardaigne du Nord esl fort incertaine. Ptolémée el Tllinéraire d'Antonin ne donnent que des renseignements imprécis ou contradictoires. Les historiens et géographes modernes ont promené la ville d'Érycion dans toute la Gallura, depuis le golfe d'Arzachena jusqu'aux plages de Castel Sardo\ A nous en tenir au texte de YOdyssée, il semble que Télépylos, tout en étant bâtie à l'intérieur des terres, ne devait pas être très éloignée de la cote : les hommes d'Ulysse semblent y parvenir rapidement; il faut d'ailleurs que la source de l'Ours puisse servir de fontaine suburbaine : « J'admirai l'aisance des belles filles de Tempio, bien drapées et pieds nus, à la taille svelte, venant puiser Teau à la fontaine el portant leurs seaux légèrement sur la tôle sans y toucher », raconte Valéry comme pour commenter les vers odysséens : « ils rencontrèrent devant la ville la forte fille d'Anliphatès qui s'en allait à l'eau; elle descendait vers la fontaine de rOurs au beau courant, où les citadins vont chercher leur eau ^k

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Valéry ajoute : « Le plus beau point de vue de Tempio est de la chapelle Saint-Laurent, vue môlée de collines, de rochers, de vallées et de mer.... La salubrité, la légèreté de l'air de Tempio a produit la santé, la fraîcheur, la force, la beauté, le courage, l'intelligence des habitants : ils sont à tous égards les plus renommés de Tile*. » Le périple odysséen devait aussi vanter la taille, la force et la beauté des grands et vaillants montagnards, de leurs femmes et de leurs filles : t«9i[xo^, bôipj, le fort, la forte, sont les épithètes qui reviennent dans le poème pour les unes el pour les autres,

O'jvaTSo' 'wôiur. AaiTTp'jvovo; 'AvTicsaTao..., oo'Itwv î?pÔ'.|JLOi Aatorp'jyovE; —

Les hommes sont des géants :

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Les femmes sont d'une taille elTrayantC; « hautes comme des montagnes »,

.... Tr,v ôs yjvaïxa

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\. Valéry, Voyage^ \\, p. 52 pt r>76.

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