Cf. Ebelinp, Lex. Hom., s. v
«lonc une inoilic du ciel, soit deux maisons, devanl soi, et l'autre moitié du ciel, deux maisons, derrière. Nous avons vu que le poète odysséen connaît ces termes et les emploie. Pour lui, tout ce qui est devant est l'aurore et la lumièi*e; tout ce qui est derrière est le couchant et Tombre. Les peuples habitent soit devant, vers Taurore et le soleil, soit derrière, vers l'obscurité, vers le zoplios; ces deux groupes constituent Thumanité tout entière :
7,£ TTOO^ T,0Îa)V Y, STTTSpWOV àvOpWTTWV ' . T,[JL£V oVoi Va»lo*ja"l TIpOÇ YjW t' YjSX'.Ôv T£
Pareillement, devant et derrière, par groupes de deux, les vents se contrarient : devant, c'est le Borée et le Notos; dei^ière, l'Euros et le Zéphyros. Quand tous les vents soufflent à la fois, la navire est jeté du Notos au Borée, et de l'Euros au Zéphyre :
-à^a; o' opoOuvev àsXXa;
TravTO iwv àvsjjicov . . . ,
T'jv o' E'jpos T£ NoTO; t' I-ctov Zécî'jpô; ts SyTar^^
xal Bops'/i?...,
toç r/jv atjL TTÉXayo; àv£[i.ot '^£pov è'vôa xal £vOa"
aXXoT£ \kh T£ XoTo; Bop£7i 7rpo6àX£TX£ ©ipfio-Oa!.,
àWvOT£ 3' a'jT' Eupos Zfi'^sipw cïçaTxs owôxc'.v'.
Kirké habite devant, dans la maison de Taurore et du levant, vers l'aube qui est « fille des ténèbres ». Le soleil, en son tour quotidien, passe du levant (Nord-Est) au midi (Est-Sud), puis au couchant (Sud-Ouesl) et de là, pendant la nuit, il traverse le zophos ténébreux, Çôoov 7,£po£VTa, en éclairant les morts, d'où il revient à son lever. L'aube sort donc des ténèbres; elle est fille du zophos ténébreux, puisqu'elle lui succède, 'HoG; r^plyeytir^^,
Les Égyptiens avaient quatre soleils, ou plutôt (|uatre <lieux symbolisant « les phases principales de la vie du soleil pendant le jour et pendant l'année. Ra symbolisait le soleil au printemps et avant son lever; Harma-Khouiti était le soleil de l'été et du matin; Atoumou, \e soleil de l'automne et de l'après-midi; Khopri, le soleil de l'hiver et de la nuit ». Ces quatre dieux n'étaient en réalilé (|ue des personnes ou des épithètes de Ra, qui successivement passait par chacune de ces formes et, chaque jour, accomplissait son voyage circulaire d'aube en midi, en couchant et en nuit, pour revenir en aube. Je croirais volontiers c|ue dans notre poème odysséen ces tours et retours du soleil, cette marche ou danse en rond, sont désignés par yopoi, les chœurs. Il me semble qu'expliqués