a. Bodiarl, Hicroioic. 11. j
fy
9i •pH
L'ÉPERMÈRE. 5ÎC7
(Ml plein dos sous i'échine. Le bronze de ma lance le traversa de pari en part. Il tomba dans la poussière, en bramant, et son àme s'envola. Alors montant sur la b^te, je retirai de la plaie le bronze de ma lance, que je laissai par terre, couchée. Puis j'arrachai des pousses et des brindilles et j'en tressai un lien, long d'une coudée, bien tordu des deux bouts. Je liai en un paquet les quatre pattes de l'énorme béte. Je pris la charge sur mon dos, et je m'en allai vei's le vaisseau noir, en m'appuyant sur ma lance.... Je jetai la béte au long du navire et j'éveillai, l'un après l'autre, tous mes hommes.
l/épisode de Kirkè va se dérouler sur deux théâtres, dont voici le premier : une Ile rocheuse au-dessus d'un port, au bord d'un fleuve, à Torée d'un grand bois giboyeux. L'autre théâtre, que le poète nous décrira tout à l'heure, est le palais même de Kirkè à l'autre bout de la forêt.
Au-devant de la côte italienne, l'Ile de Kirkè dresse sur la mer ses 541 mètres de roches. « C'est une masse rocheuse, isolée, très remarquable, avec un sommet s\;levant presque à pic de la mer, disent les Instructions nautiques*. Sur son point culminant, qui atteint 541 mètres, on voit les ruines du temple de Circée, un sémaphore et diverses constructions. La tour Paola est à la pointe N.-O. Sur la batterie Cei^via, à la pointe la plus Sud du mont, entre les tours Ceyn^m et del Fico, on allume un feu fixe blanc, haut de 58 mètres au-dessus de la mer et visible de II milles. Ce feu est placé sur une tour rondeetblanche. Un sémaphore est établi sur la pointe Cristoforo. »
Ulysse va monter sur cet « observatoire », sur « celte guette abrupte »,
Le Monte Circeo, pour les marins, a toujours été une île, bien qu'il tienne par l'une de ses façades à la plaine du continent : « Située à Textrémité Sud des marais Pontins, celte montagne a l'apparence d'une île quand on la voit à distance », reprennent les Instructions nautiques. C'est bien une île, en elïel : la mer libre la baigne sur ses faces du Sud et de l'Ouesl; elle trempe dans les lagunes et les marécages, dans la mer des marais Pontins, à l'Est et au Nord : « Cette montagne de Kirkè est vraiment insulaire entre la mer et les marais », dit Strabon, to Kipxaïov opo^ vr^a-tî^ov ÔaXaTTîTj ts xa». Qsti*. « On peut mouiller des deux cotés du mont Circeo, ajoutent les Instructions. Mais on est mieux dans la partie Est, au-dessous du village San-Felice, par onze à dix-huit mètres, sable, à 5/4 de mille de la terre, bien abrité ainsi des vents de Nord et d'Ouest; on doit avoir soin de ne pas rallier le côté du cap où le banc de la côte, en dedans de la ligne du fond de cinq mètres, s'étend à un demi-