‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 189 sur 343 · FIG. 57 — LE VAUTOUR ET L AIGLE · texte numérisé non relu

FIG. 57 — LE VAUTOUR ET L AIGLE

Plioto<^avure d'après la carie marine ii« 2122.

sente jusqu'aux parages du Mont Albainle même aspect, la môme alternance de promontoires avançants et de grèves rentrantes.

En partant de Kume, une première grève, plate et bordée de lagunes, s'en va presque droite jusqu'à l'avancée de Castel Volturno, jusqu'à ce Promontoire du Vautour, où le Fleuve du Vautour, le Vultumus des Anciens, le Volturno des modernes, vient déboucher à la mer. Du Vautour y une seconde grève, plus courte mais aussi droite, mène au pied du Monte Massico, le Massicus ou Massikos des Anciens. Puis, en demi-cercle, une troisième grève bien plus basse et plus marécageuse, avec le delta de l'ancien Liris (Garigliano), conduit au promontoire aigu, recourbé et très avancé dans la mer, que les Anciens nommaient Kaieta ou Caieta : nous disons Gaète; les Hellènes se souvenaient que le premier nom de ce débarcadère était Aiètès. Plus basse encore et plus marécageuse, mince cordon de sables et de boues, une nouvelle grève couverte de forôts et de maquis unit le cap de Gaète au cap de Terracine, que les Anciens nomment aussi Axour. Puis, de Terracine à notre lie de Kirkè, nouvelle courbe de boues, de sables et de dunes, bordant les maquis et la forêt et servant de façade méridionale aux marais de la Plaine Poutine. Enfin, de Kirkè à Astura, sur la façade occidentale de cette plaine, autre courbe toute pareille de sables, de lagunes, de maquis et de bois. Astura, Vile de V Autour ou du Faucorij n'est en petit qu'une répétition de l'Ile de l'Épervière. Au-devant de la côte basse, c'est un piton rocheux, noyé dans le sable et l'alluvion : « Les ruines d'une forteresse, connue autrefois sous le nom de Insula Astura, sont réunies à la côte par un pont; dans le N.-E. de la pointe, on voit l'embouchure de la rivière Astura, qui prend sa source dans les montagnes d'Albano* ».

A partir d'Astura, l'aspect de la côte change un peu : elle est encore basse et sablonneuse avec de petites lagunes et de grands bois. Mais l'arrière -pays n'est plus une plaine. Ici, les dernières pentes du Monte Cavo (Monts Albains) s'approchent de la mer : elles l'atteignent au promontoire de l'ancienne Antium, le Porto d'Anzio actuel. Depuis ce cap d'Anzio jusqu'aux bouches du Tibre, une nouvelle vue de côtes, toute différente de celle qu'ils ont eue jusque-là, va s'offrir aux navigateurs :

Le cap dWnzio est rocheux et entouré de bancs. Sur 25 milles de long, entre Porto d'Anzio et le Tibre, la côte est saine au delà de 1 demi-mille : on a, à 1 mille, plus de dix mètres de fond. La terre est moyennement élevée et boisée. A 14 milles dans l'Est, s'élèvent les monts Albano, remarquable groupe de montagnes, dont le sommet, le Monte Cavo, a 950 mètres de hauteur. La tour Vajanica est sur la plage à 12 milles dans le Sud-Est de l'embouchure du Tibre. Sur les collines, on voit le village et la tour de Prattica. Les falaises d'argile se continuent jusqu'au cap d'Anzio'.

Pour les navigateurs, surtout pour les marines primitives, cette différence

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