‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 191 sur 343 · Insb-uct. ;iau/., !!• 731, p · texte numérisé non relu

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FIG. S8. l/ÉPERVIÈRE ET LE FAUCOX

Photogravure d'après la carte marine n» 2122.

Kirkè est fille du Soleil, qui éclaire les humains, et de Perse, que TOcéan enranta :

[jLTjTpOs t' èx népoTi;, TTiV 'iixeavo; Texe izoUùol,

La parenté de Kirkè et du Soleil n'est pas surprenante : Tépervier, UpaÇ ou x'ipxoç, est l'oiseau, le messager d'Apollon :

xipxoç, 'AttoXXcovoç Ta^^'j; oLyytko^^ —

La parenté de Kirkè avec Perse nous sera non moins facile à comprendre si nous expliquons ce mot étranger par une étymologie sémitique. Pei^sè n'offre en grec aucun sens : dans l'Écriture, dis, peines, ou nois, pers'a, désigne une sorte d'oiseau de proie; les commentateurs' y reconnaissent l'aigle ou vautour de mer, haliaeclus ossifragus : « L'aigle de mer, haliaeetus, naît du croisement de plusieurs espèces d'aigles et il donne naissance à de petits vautours, e quitus vuliures progenerantur minores^ ». Perse est notre promontoire du Vautour : les deux mots Perse- Vulturnus doivent être mis dans le môme rapport que Aie- Kirkè; nous avons d'une part un doublet gréco-sémitique, d'autre part un doublet latino-sémitique. Et les deux noms Kaieta-Aiètès sont encore dans le môme rapport. Si Kirkè a pour frère le pernicieux Aiglon, Aiètès,

a'jTOxadi'j'vriTrj oAoocppovoç hlr^'Z0L0,

c'est que le premier nom du promontoire Kaieta fut, nous disent les Anciens, Aièlès, Air^TTjV tov viïv KaiYjTTjV -poo-ayopeuoiJLevov*. Ce nom Aièt es se présente avec un faciès grec: c'est àeTO^, aleTO;;, <llr^^z6q, Vaigle. Quant à Kaieta^ les indigènes se souvinrent toujours que ce mot étranger leur avait été apporté par les thalassocrates. Mais ils ne savaient plus au juste à quelle thalassocratie ils en étaient redevables. Les Grecs cherchèrent une étymologie grecque et trouvèrent un mot dialectal de Laconie, kaieta, qui signifie le trou, lecreux: sur cette côte rocheuse, trouée de grottes, kaieta ne leur sembla pas déplacé, toc yàp xoîXa Tràvxa xaisTaç ol Aàx(ove;T[poTayopeùo'ja-tv\ Celte étymologie laconienne, — comment expliquer la présence des Laconiens en cet endroit? — parut inacceptable à d'autres qui firent de Kaieta un personnage de la légende Iroyenne, une nourrice d'Énée, Ivtot 0£ 67:(ovii[jLov Tr^^ Alvsiou Tpo(po'j TOV xoXtcov ©adiv", et r7inéK/é? popularisa cette légende. En réalité, nous trouvons dans le Lévitique un certain oiseau nxp, k-a-t : il est catalogué parmi les oiseaux impurs, à côté du nis, qui nous a donné le nisos de la légende mégarienne et les nosim de la côte sarde, à côté du selk,

\. Odysê., XY, 526.

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