‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 200 sur 343 · Stat., Silv., Y · texte numérisé non relu

Stat., Silv., Y

i. Slrab., V, p. '244.

laiil, je serais (lisj)osé à supprimer les ti'ois vers où ces fleuves sont énuiiu'MV'>. (les trois vers nie semblent interpolés. Ces trois vers ne se trouvent que dans la description faite d'avance par Kirké du Pays des Morts : quand Ulysse et sis compagnons abordent « à la plage étroite et aux demeures bumides d'IIadès ». le poète ne nous parle pas de ces fleuves. Que Ton étudie, en outre, ce passai^e dans le discours de Kirkè.

Kirkè explique le chemin que devra suivre lilysse : « Quand tu auras en bateau franchi TOcéan, au point où sont une plage étroite et les bois de Pei-séphone et de longs peupliers et des saules, en cet endroit tire ton vaisseau au bord de fOcéan toirentueux et, toi-même, va dans la maison humide d'Ibulcs. Là ensuite, o héros, étant venu tout près comme je te Tordonne, creuse une fosse..., etc. » Ce fragment de discours est parfaitement clair. J'en ai |K)urtanl retranché trois vers, car le texte actuel nous dit : « Toi-même va dans la maison humide d'Hadès. [Là, dansFAchéron, roulent le Pyriphlégéthon et leKokytos, qui est un déversoir de Teau du Styx, et la Pierre et le confluent de deux fleuves tumultueux.] Là ensuite, ô héros, étant venu tout près, etc. » Voici le texte:

WjX otcot' av OTj V7,l 0'/ *ilx£avoio T:îf7^'Jr^q, vA' àxTTj T£ 5.ày£ia xal àXo-sa nspTS^ovsir,; jjLaxpai t' aïvsipoi xal itsaî. (oAso-ixapTioi, vf^a jjLSv a'JTO'J xsXa-ai et:' 'ûxsavco [SaQuoivr,, a'jTo; o' sic 'AlSscD IhoLi SÔjjlov eOpwsvra. [*'Ev9a [jL£v tU 'AyÉpovTa Il'jpt'^AcvÉOwv t£ piou^iv Kwx'jTOs 0' 6; ofj ÏT'jyo; Goa-ro^ eotiv aTroppcoÇ,

TTtTpT, T£ Ç'JVETl^ T£ O'JW TCOTaiJLWV £p!.00'J7Z(0V.]

"Ev6a o' £7:£ift\ Y^po)^, ypî.|jL»6£W TciXa;, oi; vz x£Â£yto, ,369pov op-j^ai'.

Les trois vers, que je propose de supprimei', outre qu'ils sont inutiles dans la suite du discours, sont en eux-mêmes incompréhensibles. Le mot Pierre manque du qualiflcatif qu'il faudrait restituer d'après un autre passage du poème : c'est la Pierre Blanche, A£jxàoa IlETpr.v, que le poète nomme au chant XXIV, quand Hermès emmène les âmes des prétendants « au long des cours de l'Océan et de la Pierre Blanche..., vers la Prairie d'Asphodèle où habitent lésâmes ».

Tràp o' iTav 'QxEavoj T£ poà^ xal AE'Jxàoa n£Tp-/iv..., ... aî'ia o' ïxovTO xa*:' aT^oOE^ov A£iiJL(ova*.

Ce chant XXIV de V Odyssée fait partie de la Mnestérophonie : il n'a rien à voii* avec notre Noslos. Je crois que, pareillement, ce séjour des âmes, cette « Prairie d'Asphodèle » n'a rien à voir avec notre « maison d'IIadès ». Car il faut prendre ces dei'uiers mots « maison d'IIadès » au pied de la lettre. Près de l'Averne, en

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