Photojçravurc d'après la carte de l'Élat-Major italien
r>ii LES PHENICIENS ET Ï/ODYSSEE.
Les deux sommets coniques de Salina sont les deux Pierres en dùme, Uhzv. sTrrjOS'^h^, que déerivait Kirkè : les Pierres Jumelles, néTpav AiouiAo*.. diront les navigateurs grecs. Pour comprendre tous les détails de notre description odvsséenne, il suffit de transposer ce nom grec dans la langue des premiers Ihalassocrates. Si Ton suppose que ce nom grec riéToai A'Iojjjloi eut un précédent sémitique, ce devait être D^ONn nmc, thourim tamim, les « Roches Jumelles i». Nous avons étudié déjà le mol thour, thourim: nous savons comment les Hellènes ailleurs le transcrivirent en thourion, Ôojpiov, et le traduisirent en roche droUcy opÔOTiayo; * : //loî/n m serait donc un bon équivalent des pjVnv^, TisTpat, de notre texte odysséen. (Juan? au mot hébraï(|ue d^ckp ou D^cn, tamim. il peut être soit le pluriel de DNri,^am, signifiant J«mm//x, soit le singulier d'une forme adjective D^an, tamim, signifiant ;wr/ai7, complet, intégral: au sens matériel et au sens moral, D^cn, tamim, désigne un nombre ûi/(^(/?'n/ ou un homme intègre, une victime sans défaut ou une année complète: c'est Texact équivalent du latin integer. C'est ce mot tamim, je crois, que notre poète odysséen a tiaduit par intégral. svapiOixio;, dans cette petite histoire d'oiseaux et de colombes, qu'il inventa à sa mode ordinaire pour expliquer ce nom de lieu :
ol)X aAAY.v £V'l7,T?. narA,p svap'lOtJLiov clva'..
Notez que cette histoire d'oiseaux et de colombes, prise en elle-même, est aussi peu compréhensible que, chez les Lestrygons, l'histoire du « bouvier qui interpelle le berger ». (Jue viendraient faire ici ces colombes, dont la Pierre chauve enlève toujours Tune?
TTj [jLSv t' O'joà TCOT/iTa TiapipysTa». oOoè TisAsiai Tpyipcovsç Tai t' àjjLêpOTÎTjV A'.l iraTpl (fspojatv, àÀXà Te xal twv aUv à^paipsliai Xl^ IIsTpr, • kW àAATjV svvr.Ti naTT,p £vap'16|jLiov slva;,.
Mais, si en hébreu notre mot ms, thour, Dm«, thourim ^ veut dii^e la Pu'vn\ les Pierres, néTpr,, IlsTpai, c'est le mot similaire nn, /ou?', omn, tourim, (jui désigne la colombe, les colombes, TcsAsia».. D'ailleurs la racine "ne, /Ao?ir. d'où les Hébreux et Araméens ont tiré thour, le rocher, signifie proprement voler, voltiger, s'élancer : c'est de cette racine que les Arabes ont tiré un nom générique pour tous les oiseaux, thaïroun, le volatile, — TioTr.Tà, dirait le poète odysséen, — et un nompuriicnlier pour le pigeon de poste, thaairoun. iziM'.r.. On entrevoit comment l'onomastique des Roches Jumelles, Thourim Tamim. put fournir au poète odysséen son histoire de la colombe intégrale, tour on thour tamim. Après l'histoire d'yl/i///>fta/t's-A'or50,s\ qui est tout à la fois le « Mordeur » et le « Contradicteur », cette histoire des colombes n'a rien qui puisse nous surprendre. Quand nous traiterons de la Composition de rOdgssée, nons