‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 230 sur 343 · Cf. le premier volume de cet ouvrage, p. 558 et · texte numérisé non relu

Cf. le premier volume de cet ouvrage, p. 558 et

r,8-2 LKS PHÉNICIENS KT I/OI)YSSÉK.

le monopole des Syvalwusisai : sur noire (iélroit des LeslrygoiisMa côte corse eut aussi sa Uoclu» aux Mouettes, Syrakoidssion ou Syrakossion, en faee de Lais- Truf/oniè, la Pierre Colombiere ^

Après Syracuse, les bateaux phéniciens, longeant cette cùte orientale de la Sicile, trouvaient leur seconde étape à Mégare, dans le mouillage de la Caverne, Megara, myc, dont la trndilion fit aussi Tun des premiers établissements hellénicjues : en ces parages, les Instructions signalent de nombreuses grottes el «un rocher de Gratta Santa, percé d'un trou à la base'». Après Mégare, le [H'omontoire Xiphonion (]1SD, xiphon), puis la plaine des Embouchui'es, Ilybla (nSsiK, oubla, cours (Veau, al twv TwOTajjLwv sxêoAal a-uvsÀÔO'Jo-a». v.ç ejÂÎ- ;jLeva TrojjLa-ra, dit Strabon^), puis Katane {n:op, Katana, la Petite-, cf. dans les Septante KaTavaG) marquent les étaïKîs de cette route phénicienne. Je n'ai pas le loisir en ce volume d'étudier chacune de ces étapes; mais j'y reviendrai eu un autre ouvrage : à défaut de doublets, je crois que Ton peut fournir quelques bonnes preuves de ces diflerentes étymologies.

A travers l'antiquité gi'ecque, cette c()te resta donc semée de noms phéniciens, comme elle reste aujourd'hui semée de noms arabes : l'Etna est, pour les indigènes actuels, le Djebel, le Mont, Monte Gibello, et telle rivière, voisine de l'ancienne Naxos, est toujours le Fleuve du Pont, Al-Kantara. Il ne faut donc pas nous étonner de trouver sur notre cap Schiso le nom sémitique de Naxos, C2, nax. Ce nom de Naxos, que l'on rencontre dans toute la Méditerranée antique, est aussi le nom d'une île de l'Archipel. Située au centre de TArchipel, cette île de Naxos se reconnaît au loin par la forme caractéristique de ses hautes montagnes qui dessinent un fronton régulier. Elle a toujoui's servi de repère aux navigateurs : d'où le nom de Signal, Lanterne, Fanari, que les marins actuels donnent à l'un de ses monts, dj, nax, est l'exact équivalent de fanarl : pour les Sémites, nax désigne tous les signaux érigés au sommet des monts, surtout les signaux de guerre; dans la légende hellénique, le héros Naxos est un Karien, fils du Guemer Polémon*. Sur notre cùte sicilienne, la pointe de Naxos était un signal naturel ou peut-être, à l'extrémité de celte pointe, les Sémites avaient-ils érigé un signal pour guider les passeurs du détroit : à l'époque romaine, quand la navigation fut en quelque fa(,*on renversée, (juand le détroit fut exploité par les thalassocrates du Nord, c'est sur l'autiv rive, sur la côte italienne, qu'ils érigèrent leur signal de la Colonne Rhégienne. Columna Rliegia, r^ 'Pr.yivwv St'jXi;. Un i)eu au Nord de Rhegium, ce Signal marquait l'endroit où les navigateurs, venus du Nord et ayant suivi jusqu'en ce point la cote calabraise, pouvaient se risquer en travers du détroit sans rien craindre des tourbillons, bastardi,garofali, aie., qui bordent la côte sicilienne''.

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