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CHAPITRE I

LE ROTAUME D'ULTSSE

T,6' oajoi xpava-^jV 'IGixT^v xi-ça xo'.pavioujiv.

Oe/y«., I, 2iC-2.i7.

Ulysse termine son récit dans rassemblée des Phéaciens :

Charybde rejeta enfin le niàt et la quille [de mon vaisseau naufragé]. Je m'assis sur les longues poutres. Neuf jours, je fus porté par les flots. A la dixième nuit, les dieux m'approchèrent de l'île Ogygiè, où demeure la divine Kalypso aux cheveux bouclés.... Mais pourquoi répéter cette fin de mon histoire? je vous l'ai déjà racontée, ô roi, à toi et à ta vaillante épouse dans ton palais.

Nous avons, nous aussi, raconté la fin des aventures d'Ulysse. Nous avons suivi le héros dans File de Kalypso et chez les Phéaciens. Nous avons décrit sa dernière journée dans le palais dWlkinoos. Après la descente et Tarrimage des présents au fond du vaisseau creux, après le banquet et les toasts, nous savons l'adieu d'Ulysse à ses hôtes et son embarquement quand la nuit est venue, quand le vent de terre s'est levé. Sur le vaisseau phéacien, qui se balance à l'entrée de la rade, à la pointe Sud-Est, h vorlw, Ulysse vient prendre place. Il monte au château d'arrière. 11 se couche. Il s'endort d'un sommeil « sans interruption, d'un sommeil de volupté, voisin de la mort » : on avait banqueté tout le jour et bu du « claret » de sénateur, yspoiio-tov cuMtzx oîvov. On part avec le vent de terre. Toute la nuit, le vaisseau court sur la mer. A l'aube, quand parait l'astre brillant qui annonce l'aurore, voici que le transatlantique des Phéaciens, tïo^/to- 7:000^ vTjiî^, aborde à l'Ile du héros.

Récemment encore, nombre de géographes, archéologues, philologues et voyageurs croyaient savoir en quelle île moderne on devait chercher l'Ithaque odysséenne. Il se trouvait sans doute quelques dissidents. Ilercher affirmait que, seule, r « hallucination » des archéologues leur permet de reconnaître quelque part file d'Ulysse, et Wilamowitz proclamait que Tétude de VOdyssée prouve clairement l'ignorance de son auteur touchant les îles Ioniennes'. Mais la majorité des érudits pensaient aborder à l'île d'Ulysse quand ils arrivaient dans

l. Ilercher, Uermen, I, 265-'i80; Wilamowitz, Homcr. i'nlers., 27.

la moderne Ithaque ou, comme disent les Italiens, Théaki. Aujourd'hui, la mode est à d'autres pensées. Nous avons changé tout cela. Des quatre îles, Doulichion, Samè, Ithaque et Zakynthos, qui, dans le poème, sont les quatre organes principaux du royaume odysséen,

AouXi'yTtcj) Te 2â[JL7i te xal uayJevti ZaxuvOci), r,ô' o<TO"Oi xpavar,v 'lOàxrjv xàTa xoipav$ouo"iv,

il faut, paraît-il, brouiller les noms et les sites, et mettre le cœur, — je veux dire Ithaque — à droite, Samè à gauche, Doulichion en bas, Zakynthos en haut, ou réciproquement.... Je ne m'arrêterais même pas à énoncer pareille théorie, si elle n'avait été émise par le professeur Doerpfeld, dont Tingoniosité souvent est plus louable que la critique, mais dont je crois impossible, en une question homérique, de ne pas examiner l'opinion. M. Doerpfeld a résumé sa théorie dans un article des Mélanges Perrot : « das Homerische Ithaka ». En voici les grandes lignes et les arguments principaux.

VOdyssée connaît quatre îles dans le royaume d'Ulysse : Doulichion, Saraè, Ithaque et Zakynthos. Nous connaissons aujourd'hui quatre îles en cette région : Leucade (ou Sainte-Maure), Ithaque, Képhalonie et Zante.

Zakynthos est Zante.

Doulichion est Képhalonie.

Samè est Ithaque-Théaki.

L'Ithaque véritable, l'Ithaque odysséenne est Leucade (ou Sainte-Maure).

Pourquoi Zakynthos est-elle Zante et pourquoi Doulichion est-elle Képhalonie? aucun indice probant n'est invoqué par M. Doerpfeld, sauf que les choses lui plaisent ainsi ou que les noms modernes concordent avec les noms anciens, car Zante s'appelle en grec moderne Zakynthos, et Képhalonie a une région nommée Dolicha ou Douliko. Mais, à ce compte, Ithaque-Théaki devrait rester Ithaque. Pourquoi Ithaque-Théaki devient-elle Samè et pourquoi Leucade devient-elle Ithaque? M. Doerpfeld a deux sortes d'arguments, qu'il veut tirer les uns du texte odysséen, les autres de la réalité géographique. En expliquant le texte à sa façon, il croit démontrer que l'Ithaque odysséenne doit être :

1** la plus occidentale des îles Ioniennes ;

2*" la plus proche de la terre ferme.

Il croit trouver ces deux conditions de site dans la description qu'Ulysse fait de son royaume aux Phéaciens :

vaieTaco 3' 'lOàxTjV eùoeteAov • èv S' opoç auTç Nr^piTOV EivoTtîpuXXov, àpiirpsTrSs' à[Açl oè vridot 7ro)xAal vaiÊTao'JTi [xaAa (T^eSov àXXrpvTpTiv, AouXty lov TE SàjjLTi ts xal 'jXrjsada Zàxw v9o^ • cLJTfi Sa y OajJLaAy; TravuTrepTaTT) £W àXl xeÏTat •npo; sO'f^^î ^'' Se T àveuôs Tcpo^ TjW t' vXtov te.

FIG. 89. tE ROYAUME D ULYSSE

Photogrravure d'après la carie marine ii" 38^^^>^

M. Docrpfeld traduit ces vers ainsi : « J'habite Ithaque visible au loin; le mont Nériton, couvert de feuillage, y est remarquable. Tout autour, de nombreuses îles se pressent les unes près des autres, Doulichion, Samè et la forestière Zakynthos. Elle-même est basse dans la mer; elle est la dernière vers le couchant; les autres sont h Técart, vers Taurore et le soleil. » Et M. Doerpfeld commente : « Basse dans la nier signifie éloignée de la haute mer, donc toute voisine de la cote ». Quelle est parmi les îles Ioniennes la plus voisine de la côte? C'est Leucade. Et quelle est aussi la plus occidentale? C/est encore Leucade, si Ton veut bien tenir compte de ce fait que, jusqu'à nos jours, les géographes anciens et modernes ont toujours attribué une direction Est-Ouest à la façade du continent hellénique, qui s'étend depuis le golfe de Corinthe jusqu'au canal d'Otrante. De l'Étolie à l'Adriatique,. celte côte d'Épire a réellement une direction Sud-Sud-Est-Nord-Nord-Ouest; mais tous les géographes et navigateurs anciens s'y étaient trompés. Pour eux, Leucade, étant la dernière des îles sur la côte acarnanienne, était la plus « occidentale » .

Donc Leucade est l'Ithaque odysséenne et Ton comprend alors qu'Eumée puisse dire à Ulysse : « Sur quel bateau es-tu venu jusqu'ici? car je ne pense pas que tu sois venu à pied? » Notre « île » de Leucade est si proche du continent qu'à vrai dire elle n'en fut séparée que par l'œuvre des hommes : c'est une presqu'île plutôt qvi'une île; des ponts ou des chaussées l'unirent de tout temps à la côte toute proche du continent voisin : on pouvait venir à pied dans Ithaque-Leucade.

Leucade étant l'Ithaque odysséenne, c'est l'Ithaque-Théaki des modernes qui doit être la Samè d'Ulysse. Voici pourquoi.

Entre son Ithaque et Samè, le poète homérique connaît dans le détroit une petite île pierreuse, Astéris, pourvue de bons ports et de guettes éventées, où les prétendants vont attendre le retour de Télémaque. D'ordinaire, on identifie celte Astéris avec l'îlot Daskalio qui se trouve dans le canal entre Ithaque-Théaki cl Képhalonie. Mais Daskalio n'est qu'un écueil sans ports et sans guettes, un dos de roche au ras des flots, qui ne correspond en rien à la description odysséenne. Il faut chercher Astéris ailleurs. Sans peine, M. Doerpfeld retrouve Astéris dans l'île Arkoudi, qui se dresse entre Leucade et Théaki. Donc, Leucade étant l'ancienne Ithaque, Théaki doit être l'anciermc Samè, si l'on veut qu'Asléris-Arkoudi se trouve entre Ithaque et Samè.

Je ne discuterai pas, point par point, celle théorie. En exposant ce que je crois être la vérité, je réfuterai par là même, au fur et à mesure, chacun des arguments de M. Doerpfeld. Je ne puis taire cependant l'étrange impression que me causent les traductions de cet archéologue. Soit pour l'explication matérielle des mots, soit pour l'interprétation rationnelle des faits, il semble que M. Doerpfeld ait moins l'habitude de manier les textes que les monuments et qu'il mérite un peu trop souvent la critique adressée par Strabon « à ceux qui traitent le Poète comme un simple terrassier », ol o' ojtw; àypo'lxwç soiqavTo rr^y It.v/v.-

pr,a"iv TTîV TOiaÛTTjV ûcrre ...tov tcoiTjTTjV ancaitavéco; Tj Oepi^roiï otxr,v ...èSéêaXov* Je ne prendrai que deux exemples dans Targumentation de M. Doerpfeid, — un exemple de traduction et un exemple d'interprétation.

Le poète décrivant les mouillages de Tilot Astéris nous dit :

à[JLCpÎ0U[JL0'..

M. Doerpfeid traduit : « Astéris petite île avec deux ports », cl il retrouve ces deux ports sur les deux façades orientale et occidentale d'Arkoudi. Le poolc est bien plus précis : dans son île d'Astéris, il connaît des povfSy Aiiaévs;, capables (Voffrir des refuges, vajXoyoi, en leurs deux co7nparliments, à|x^'lo'j- [jioi. Astéris n'a pas deux ports, mais un ou plusieurs ports dont chacun présente cette particularité remarquable qu'il n'est pas entièrement ceinturé de mouillages ou de grèves à haler les vaisseaux, — il n'est pas panormos, tovoo- [jLo;, dirait le poète; — il n'est môme pas pourvu de plusieurs grèves ou mouillages, — il n'est pas euormos, euop[jLo;, dirait le poète; — mais, divisé par une pointe rocheuse en deux compartiments, il n'offre que rff'ua: endroits où le vaisseau puisse être remisé, — il est amphidumos, à[jLoio'j}jio;. Ce ne sont pas deux ports, mais des ports doubles, à[içt5u[jLoi, des « ports jumeaux » semblables h ces « pierres jumelles », TrsTpat 8io'J[jloi, que nous avons rencontrées ailleui-s. Ces Pierres Jumelles formaient une seule île : nos Ports Jumeaux peuvent ne former qu'une baie. Ils peuvent n'être en réalité que le refuge unique des Porls Amphidumoiy comme Satinas était la terre unique des Pierres Didumoi. El comme le nom de Pierres Jumelles^ IleTpat Aio'j[jLOt, est devenu parmi les navigateui's le nom propre, le nom particulier de cette terre, il est possible que PoiHs Jumeaux, Atuisvs; 'A[jLcp'lou|jLot, soit devenu le nom propre de cette baie. Pour cette épithète, il faut noter ce que nous avons signalé déjà pour d'autres épithètes odysséennes. Ce qualificatif àjx'X/tojfxoi ne se trouve nulle part ailleurs dans les poèmes homériques. Il est caractéristique de ce mouillage comme l'épithèle « pierreuse », TtsToaiT), est caractéristique de Skylla. Le canal de Samè a donc ses Ports Doubles, comme le canal de Zante a ses Iles Pointues ou comme la Kyklopie a sa Petite Ile. Or, dans son île d'Astéris-Arkoudi, M. Doerpfeid trouve bien deux ports; mais il chercherait en vain des Ports Doubles. Son île Astéris- Arkoudi est en cela aussi peu « homérique » que l'autre lie, dont M. Doerpfeid ne veut point, Astéris-Daskalio.

Exemple d'interprétation. Télémaque dit à Mentes :

TTco; 5s 3-e vaiÏTai r.yayov si; *l9àx7jV ; tivsç e[jL[jL£va(. eù^eTOwvTO ; où |JL£v yàp TÎ (je Tceîjov oiojjLai

l. Strab., m, 157.

« Comment des matelots t'oiit-ils amené à Ithaque? qui se vantaient-ils d'être? car ce n'est pas à pied, bien sûr, que tu es venu chez nous. » Télémaque pose la môme question au mendiant qu'est Ulysse; il la répèlé à son père quand une fois il l'a reconnu. Eumée a déjà posé la même question à son maître. En quatre passages de VOdtjssée, nous retrouvons cette formule moitié ironique, moitié polie. M. Doerpfeld la prend au pied de la lettre. Si donc il avait à commenter telle question semblable dans un autre poème ou récit de matelots; s'il avait, par exemple, à expliquer le voyage des Égyptiens au Pouanit et la première question que les sauvages de ce pays adressent aux navigateurs : « Comment avez-vous atteint cette terre inconnue aux hommes d'Egypte? êtes-vous descendus par la voie du ciel ou avez-vous navigué par eau sur la mer de Tonoulri? », il est probable que M. Doerpfeld s'en irait emprunter l'échelle de Jacob pour établir une communication possible, réelle, matérielle, entre le ciel des dieux et la terre de Pouanit*.

Le royaume d'Ulysse comprend de nombreux îlots et les quatre îles de Doulichion, Ithaque, Samè et Zakynthos. Durant toute l'antiquité et jusqu'à nos jours, trois de ces îles ont conservé leurs noms homériques. Jusqu'à nous, Zakynthos est restée Zakynthos ou, par une légère abréviation due aux thalassocrates italiens, Zante. Durant l'antiquité, Scunè ou Samos était tout à la fois le nom d'une ville dans l'île Képhallènie (nous disons Képhalonie) et le nom de l'île tout entière. Enfin Ithaque, qui fut toujours Ithaqve pour les navigateurs des marines classiques, est encore reconnaissable sous son léger déguisement italien de Théaki.

Il faut noter que ces trois noms insulaires, Zakynthos, Samè et Ithakè, ne présentent en grec aucun sens : malgré tous les calembours et allitérations des lexicographes, il est impossible de leur trouver une étymologie hellénique. Ce phénomène n'a rien qui nous doive étonner. Dans l'Archipel comme dans la mer Ionienne, nous savons que la plupart des îles grecques portent des noms de même sorte, des noms étrangers, antérieurs à la thalassocratie hellénique. Nous n'avons pu expliquer les vocables Kasos, Siphnos ou Kythèra, comme les vocables Kerkyra ou Paxos, qu'en recourant au vocabulaire sémitique. La valeur de ces étymologies sémitiques nous fut certifiée par le nom grec dont ces îles helléniques ont parfois redoublé leur nom étranger. Grâce aux doublets gréco-sémitiques, Kasos-Akhnè ou Paxos-Plaleia, nous pouvons affirmer la succession en ces parages de marines et d'onomastiques phéniciennes et grecques. Or, parmi nos trois îles Ioniennes, il en est une au moins qui nous offre un pareil doublet gréco-sémitique : c'est Saînè-Képhallènia.

1. Cf. plus haut, p. 86. Dans son mémoire sur la Véritable Ithaque (en grec moderne), M. N. Paulîitos cite avec raison des plirases plaisantes qui correspondent, en grec moderne, à cette plaisanterie homérii|ue : Aév r^iaxvjtù va ^,A6e; uè tô àepdaTaxov.... Mriicbx; tiXOeç TTjXeYpa^ixûç... x.t.X.

Nous avons longuemciil étudié les noms de la forme Samos ou Samè^ : ce vocable sémitique signifie la hauteur ou la haute. Nous avons expliqué le doublet Samè'Képhallènia : cette île, qui était Samèy la Haute, pour les premiers thalassocrates, devint la Tète, Képhalè, ou la Têtière , K&phallènè pour les Grecs; dans la légende locale, les héros Savios et Kranios devinrent les fils de Képhalos, L'ile tout entière mérite bien ce nom. Aux yeux des navigateurs elle s'impose. Sa hauteur la distingue de toutes les terres voisines : « Le mont Néro, disent les Instructions nautiques, est la plus haute montagne de Képhalonie. Haut de 1500 mètres, le mont Néro est visible de 80 milles : c'est ordinairement la première terre que Von aperçoive en venant de VOuest^. » Cette île est donc pour les navigateurs Tlle Haute de ces parages. Auprès de la haute Képhalonie, il ne Tant pas nous étonner si les terres voisines, Ithaque en particulier, semblent basses aux yeux des marins. Ithaque, malgré ses rochers et malgré ses deux pics du Nériton et du Neion, n'a pas 800 mètres d'altitude; elle est deux fois moins haute que Képhalonie : elle est « l'île basse » à côté de « l'Ile haute ». C'est ce que nous dit le poète, qui ne fait en ses vers que reproduire les vues et descriptions des navigateurs. Comparée aux autres îles du loyaume, Ithaque, elle, est basse, aÙTr, 8s y QafjiaXrj .

Pour expliquer cette épithète parfaitement juste, il faut seulement tenir compte de ce fait qu'ici encore le poète parle comme un périple : il nous décrit cette île, non seulement pour elle-même et en elle-même, mais aussi par comparaison avec les terres voisines, dont le navigateur doit savoir la distinguer. Il est donc inutile de recourir aux imaginations de M. Doerpfeld. L'épilhète basse, yOauaXr,, n'a jamais eu, ni dans la langue homérique ni dans aucune langue grecque, le sens que M. Doerpfeld lui voudrait donner. Quand le poète nous décrivait la porte de Sicile, il opposait le rocher plus bas de Charybde,

à la pierre droite de Skylla qui touche le ciel. Dans les vers qui, maintenant, nous décrivent la porte d'Ithaque ou, comme dit le poète, la porte du Nord Ouest, nous n'avons pas sans doute la même opposition textuelle entre la haute Samè et la basse Ithaque. Mais cette opposition, implicitement contenue déjà dans le nom de Samè, était matériellement formulée, je crois, dans le texte même du périple que le poète ou ses prédécesseurs avaient devant les yeux : dans le périple de Skylax, nous avons rencontré la même opposition pour le détroit de Kalypso, entre la Colonne d'Europe et la Colonne de Libye, celle-ci étant basse, celle-là étant haute, r, [jl£v sv ttj A'.gyyj Tarsivr,, r, oà sv tt, Eùptoirç •j'i7iA'/-\ Car, ici comme ailleurs, nous pouvons trouver mille indices nous montrant que le poète n'a pas connu d'expérience personnelle les sites qu'il

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