‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 250 sur 343 · V. BÉRARD. — II · texte numérisé non relu

V. BÉRARD. — II

cuivrn et porter du fer. J'ai remisé mon vaisseau loin de la ville, dans la campagne, au Port niieilhron sous le Neion forestier »,

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Nous allons reli'ouver ce port Hheithron, ce Port du Courant, à la côte orientale d'Ithaque, dans le mouillage que nos marins appellent Port Frikais. Nous verrons que ce port est à l'écart de la ville odysséenne, votçi iroÀrjO^, dans les olivettes et les champs, èit' àypou. La ville odysséenne entoure la rade de Porl Polis sur le détroit : Port Frikais, baigné par la mer du large, lui est syiiu»trique sur l'autre façade de l'isthme insulaire, si bien que. Port Polis étant le mouillage de la ville, Port Frikais est le mouillage de la banlieue. De Port Frikais, les marins montent facilement à la ville; mais les citadins peuvent ignorer quels sont les bateaux mouillés à Port Frikais : Athèna peut donc, avec toute vraisemblance, raconter à Télémaque^son pi'étendu voyage et la relâche de son vaisseau taphien. Port Frikais est d'ailleurs le mouillage tout désigné pour les vaisseaux qui, partis de Dragonara, veulent gagner les mei^s occidentales deTémésa (Témésa semble bien être une ville italienne), en franchissant la porte du couchant, en doublant la Pierre Blanche : de Dragonara à Port Frikais, le rocher Atoko jalonne le chemin.

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