Odyss., XIII, V. 96 et suiv
Flfi. 98. — lE PORT PROFOND
Pliolopravure d'après la carie marine ir 5297.
remarquable, et sur la pointe Sud se trouvent deux moulins à vent, qui servent à reconnaître le port.... Ce cap est accore et montre un peu au-dessus de la mer une chapelle de couleur blanche; plus loin, dans Tintérieur, sur la haute mer, on voit un moulin à vent..., etc. » Faute de chapelle et de moulin à vent, les premiers thalassocrates signalaient à leurs pilotes « un grand olivier au large feuillage, à Tentrée même du port »,
auTap £7:1 xpaToç XijJLévOs Tavùo'jXXoç sXai'/j .
Ce n'est pas autrement qu'aujourd'hui encore, dans le canal de Képhalonie, nos pilotes reconnaissent l'entrée du port de Pylaros par le morne du Figuier Sauvage, Agriosiko, ou, dans la mer de Leucade, l'entrée septentrionale du chenal de Meganisi par le Mont à l'Arbre. Ouvrons les périples anciens : « La pointe est rocheuse, axpa so-rl Tpayeta, elle a au sommet une falaise, syo'jaa sm TO'j Oij/r^XoG o-xottsaov, à terre on voit un arbre, st:1 os tt^; yvi; oévopov : il y a mouillage et aiguade sous l'arbre, op|io; t<r:\ xal uScop eyet utto to oévopov: prendre garde au Notos, ©uAàao-ou Notov. » — « On voit au-devant un haut et grand cap, o6ei TrapsjjLçatvouaav àxpav utf^riXYîV xal [xeyàXrjv: à gauche est un port artificiel, ex ôè twv sÙwvjjxwv ysipoTuoCrjXoç op[jLoç ecttiv : il y a de l'eau douce sous le figuier, £yet oè DSwp uiro tt.v o-uxyjV, d'où le nom de Figuier donné à ce lieu, Sio xal 6 tôtioç S'jxt, xaAsÏTat* ».
Ayant doublé leur cap de l'Olivier, les navigateurs gagnent le port de Phorkys, en enfilant « le chenal qui mène dans le port de Vathy. Ce chenal a 6 encablures de longueur, une largeur qui tombe à 1 encablure 1/4, et des fonds de 66 à 58 mètres. En dedans de l'entrée, le port a 5 encablures 1/2 de profondeur. 4 encablures de largeur.... C'est un pelit bassin commode, entouré par les terres. » On peut mouiller partout dans ce bassin. Mais il vaut mieux y pénétrer le plus profondément possible : a A certains moments on reçoit à ce mouillage des rafales de N.-O. d'une violence extrême, et contre lesquelles un navire doit être en garde. » Vn îlot (qui porte aujourd'hui le lazaret) fournit dans le fond une excellente couverture : c'est là que véritablement les galères rencontrent un mouillage, ot av opfjio'j [xéTpov îxwvrai, où, toutes rafales cessant, elles n'ont même plus besoin de porter leurs amarres à terre, svroa-ôsv àvey osœijloïo jjlcvo'jcriv. Les Instructions ajoutent : « Les ressources sont restreintes. L'eau est rare ». Et nos cartes signalent avec soin une petite fontaine qui se trouve à droite, presque au fond. Les premiers thalassocrates signalaient aussi, non loin de l'Olivier, « une grotte ténébreuse et secourable des Nymphes, que l'on appelle Naïades, où toujours on trouve de l'eau »,
à'j'yoOt 5* a'JTT,^ àvTpov sTiripaTOV vpoeioi^, Ipov N'jfxcpiwv, aï Nrjiàôs^ xa)iovTai ' èv o' GoaT' aUvàovTa.