Photographie de M. F. Boissonnas
ravitaillement. De fort loin, les femmes des bergers et les paysans de Marathia y viennent emplir leurs tonnelets. Plateau calcaire, tout fissuré de trous et de couloirs souterrains, Marathia n'offre que de loin en loin quelques puits vite asséchés durant la saison chaude.
Les étables d'Eumée éisiieni au -defisus de la Source Aréthuse, au long de la Pierre du Corbeau :
Ttip Kopaxo; Héxpr; Ètti t£ Kpr^vç 'AssôouTiri.
Tous les mots du potte homérique pren nent ici leur juste valeur. C'est dans la pente embroussaillée, qui unit le pied du Corbeau à la falaise d'Aréthuse, sous le Corbeau, mais au-dessus d'Aréthuse, qu'Eumée avait installé ses étables, en cet endroit bien dégagé, TrspioaéTrrw evl ywfw» d'oii Ton peut surveiller les débarquements au port de Ligia. Par ce temps de corsaires toujours allâmes, la proximité d'un bon mouillage était dangereuse pour les troupeaux : vingt histoires racontées plus
haut nous ont appris h connaître ces dangers. Le mouillage de Ligia avec son îlot côtier était trop ^^^ commode et, dans le voi-
iP^-^^^^mÊi^ sinage de l'aiguade, la pré-
W^M^^ ^jà sence des troupeaux trop
visible de la mer pour que les bergers pussent dormir en toute sécurité. La garde de chiens féroces ne leur suffisait môme pas. Eumée avait construit une enceinte élevée, a-jAr, •jAt.Àt, 0£ouLr,To, une sorte de muraille circulaire, très belle et très grande, xaXTÎ te [jLsyàXri T£ 7i£piopo|jLo^, faite de larges pierres et crénelée d'épines,
FiG. l'iti. — La provision deau*
Fie. 123. — Ligia wxc d'AréIhuse *.
puTOtaiv XàfiTTi xal £Ôpiyxw<T£V à'^épScj),
\. Pliotopraphie de M"* F. Boissounas.