‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 291 sur 343 · Dodwell, A Classical Tour, II, p · texte numérisé non relu

Dodwell, A Classical Tour, II, p

poète homérique ne fait que reproduire une exacte description des gens de mer, qui fréquentaient les sentiers glissants de ces collines rocailleuses,

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Sur les pierres polies par le pied des troupeaux et la sandale du pâtre, à travers ces taillis très bas, tout gluants de résine et d'exsudations balsamiques.

nous sommes revenus à la route de Port Vathy. C'est le chemin que prennent Ulysse et le porcher, quand ils s'en vont à l'autre bout d'Ithaque, à la ville odysséenne. La belle roule actuelle n'était alors qu'un sentier malaisé : Ulysse a besoin d'une canne solide pour ne pas trébucher sur ces pierres.

Nous revenons aux vergers, aux chapelles, aux blancs enclos de la banlieue de Port Vathy. Au fond du cirque, où le soleil concentre ses rayons, la rade et la ville s'endorment sous le midi brûlant.

Rien ne doi t égaler, semblet-il, le tranquille bonheur de cette petite communauté, en cette vallée riante, parmi ces jardins et ces orangers, au bord de ce golfe tiède. Et pourtant que de rivalités et de luttes! Il y a cent cinquante ans, Bellin, dans sa Descrip/eon du Golphe de Venise, écrivait à propos deKéphalonie :

Le peuple est pauvre. Presque tout le terrein est possédé par quelques riches habitants, de sorte que toutes les années il va quatre ou cinq mille paysans pour cultiver les terres de la Morée, quoiqu'appartenant aux Turcs, et en rapportent de l'argent; ils sont presque tous libertins, bandits et armés. Quatre ou cinq des plus puissants de l'isle en entretiennent la plus grande partie à leur solde pour se faire une guerre qui ne finit point entre eux et qui est entretenue plus par leur haine et leur jalousie mutuelle que

Fie. 150. — Le senlier rocheux.

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