‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 294 sur 343 · Sur tout ceci, cf. Partsch, Kephallenia, p. 54 et suiv · texte numérisé non relu

Sur tout ceci, cf. Partsch, Kephallenia, p. 54 et suiv

et ses caroubiers énormes, que des peupliers et des cyprès fleurissent de leurs hautes lances. Levkè est un gros village vivant sans peine de ses récoltes et de ses cueillettes. Sur la route en corniche,

Ulysse et le porcher s'en allaient à la ville. Un bois de peupliers nourrissons de la source s'offrit à leurs regards :

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Ce bois entourait la fontaine, où les citadins venaient chercher de Tenu. Il était tout voisin de la ville :

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Levkè est à plusieurs kilomètres de Port Polis. La fontaine homérique n'était point ici. Cette fontaine artificielle, tuxtt,, avait été créée par les seigneurs d'Ithaque, et l'eau venait de loin peut-être. Mais la source de Levkè est vraiment trop éloignée : il faudrait supposer un trop long aqueduc.

Sur la route en corniche, Ulysse et le porcher franchissent aussi la Colline d'Hermès qui, elle, est assez éloignée de la ville, mais d'où Ton peut apercevoir l'entrée du port. C'est de là qu'Eumée vit rentrer au mouillage le vaisseau des prétendants, chargé de lances et de boucliers :

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En sortant des verdures de Levkè, la route toujours haut perchée contourne au flanc du Neion plusieurs collines arrondies. Ces dômes de cailloux embroussaillés ne servent qu'à la libre pâture des chèvres.

Port Polis apparaît sous nos pieds. Son fer à cheval presque régulier est ceinturé de longues pentes sans raideur, sauf au côté Sud-Est, vers le Nolosy h voTtcj), par où nous arrivons. Ici, la corniche de la route surplombe encore un talus très raide, dont les cailloux cascadent à la mer. Jusqu'au hameau de Stavros qui domine le fond de la rade, les pentes du Neion, abruptes et rocailleuses, font à la mer une rive inhospitalière. Mais ce hameau de Stavros marque l'entrée d'un nouveau pays. L'horizon se dégage. Le terrain s'aplanit un peu. Au Nord de Stavros, toute l'extrémité septentrionale d'Ithaque, entre le mont Neion et les collines d'Oxoï et de Marmaka, est une triple vallée, une sorte d'étoile à trois branches inégales, qui descendent vers Port Polis, vers Port Frikais et vers la baie d'Aphalais. Si l'on excepte le vallon de Port Vathy et le petit plateau

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