‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 302 sur 343 · I. Geog. Grâce, Min., 1, p · texte numérisé non relu

I. Geog. Grâce, Min., 1, p

avant tout synonyme de Sparte : c'est d'abord la description, c'est tout au moins le gltc de Sparte que nous souhaiterions de connaître.

Lacédémonc est un peuple et elle a lois villes d'Asinè, Mothonè, Port d'Achille» Port Psamathous; entre ces deux ports, la pointe du Taygèle et le sanctuaire de Poséidon; puis Las, ville et port, Gylheion, arsenal et forteresse; puis le fleuve Enrôlas, la ville de Boia, et le cap Malée. Kn face, l'île de Kylhère, île, ville et port; en face de Kylhère, la Crète. Après le susdit cap de Maléo, Sidè, ville et port, Épidaure, ville et port, Prasia, ville et port, Héthana, vilh» et port. Il y a en outre beaucoup d'autres villes des Lacédémoniens. A l'intérieur, il y a Sparte et beaucoup d'autres villes.

On voit la méticuleuse précision avec laquelle ce périple décrit tout le rivage, pointes, golfes, villes et ports. Mais on voit aussi que la seule ligne des côtes, la seule frange maritime, est ainsi traitée. L'intérieur des terres n'apparaît qu'en un lointain fort indécis, dans une sorte de brume. Le grand nom de Sparte arrive à peine jusqu'aux oreilles du navigateur. Ce nom, pour les gens de la terre ferme, anime, peuple tout ce pays : en un périple, il tient moins de place que la dernière venue des bourgades côtières, Méthana, Boia ou Las.

Encore le nom de Sparte est-il cité par notre auteur. Mais il se peut faire que telle grandeur terrienne, qui seule attire nos regards et remplit notre horizon, disparaisse entièrement aux yeux du marin. La Sicile pour nous est la terre de l'Etna. Aux yeux de nos géographes, depuis Slrabon jusqu'à Elisée Reclus, l'Etna domine, surplombe, envahit toute description des côtes siciliennes : « L'Etna domine surtout la rive du détroit et du pays de Catane, mais aussi la mer Tyrrhénienne et les îles des Liparéens. La nuit, une lueur brillante s'échappe du sommet; le jour, c'est une fumée et une nuée qui le couronne », uTtipxeiTai S' r^ AÎtvtj [xàXÀov [xàv t?,^ xaTot tov IIopOjJLOv xal ttjV KaTavaiav icapaJjla;, àXXa xal TTj^ xaTOL to TjppTjVixov TtéXaro; xal xi^ Aiîîapaiwv vr|o-0'j;. Ouvi-ez Skylax :

En face de Rhégion, est l'île Sikélia, séparée de l'Europe par douze stades.... En Sicile, il y a comme peuples barbares des Élymes, des Sikanes, des Sikèles, des PhénicifMis, des Troyens. Voilà pour les Barbares : il y a aussi des Grecs. Le premier c^ip sicilien est la Pélorias. En partant de ce cap, villes grecques : Messine, avec port, Tauroménion, Naxos, Catane, Léontini ; vers Léontini, on remonte le fleuve Térias durant vingt stades; puis le fleuve et la ville Symaithos Mégaris et son port, le [promontoire] Xiphoneios. Adjacente à Mégaris, la ville de Syracuse, et ses deux ports, l'un à l'intérieur, l'autre en dehors du mur. Puis la ville Ëloron et le cap Pachynos*....

Notre auteur continue le périple de la Sicile. Il fait le tour de l'ile. 11 en note les moindres villes côtières, les caps et les ruisseaux. Il ne mentionne pas l'Etna. Est-il besoin de faire remarquer, après notre étude de Charybde, du Port Creux et de l'Anse du Soleil, que le poète odysséen [^décrit les mêmes

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