G. Maspero, Hisi. Ane, II, p
7). Id., ibid., II, p. 470: cf. Chabas, Études sur l'Aut., p. 255. 4. Isaïe, XXUI, 10.
LA COURSE. r.5
avoir des enfants ou pour être délivrées heureusement quand elles sont en couches. La mosquée est desservie par un derviche fort et puissant qui pourroit bien suppléer au défaut du saint défunt et impuissant. Les femmes dévotes viennent, une fois l'année, à ce vénérable tombeau, parées de leurs plus beaux habits, de leurs pierreries, de leurs chaînes d'or, en un mot de tout ce qu'elles ont de plus précieux. Leurs dévotions continuent pour l'ordinaire trois jours Si un corsaire de Malte avoit un calendrier des
fêles ou des dévotions des Turcs et qu'il scût un peu la carte du pays, il pourroit bien faire ses affaires. Car il n'auroit qu'à cacher une couple de chaloupes armées dans les enfoncements qui sont sous le cap, d'où, sortant la nuit, ils surprendroient cette troupe de dévoles * .
• C'est dans un semblable pèlerinage à Notre-Dame de Lampadouze que la petite amie maltaise de Paul Lucas fut prise par les corsaires d'Alger*. C'est hors de la ville, dans les champs, àypoOev èp'y^ojjiévT.v, que fut prise par les corsaires taphiens la Sidonienne vendue au roi de Syria. Les gens de VOdyssée connaissent deux façons de faire des esclaves : a Tu étais tout enfant quand tu fus enlevé, dit Ulysse à Eumée. Mais ton père et ta mère habitaient-ils alors une ville aux larges rues qui fut prise et rasée? ou bien des pirates, [te trouvant seul auprès de tes moutons et de tes bœufs, t'emmenèrent-ils sur leurs vaisseaux^? y> De ces deux façons, on comprend pourquoi les compagnons corsaires, quand ils peuvent, choisissent la seconde. Enlever une ville n'est pas toujours commode et c'est toujours périlleux. Nos Cretois, dans le Delta, ne vont donc pas à la ville. Ils se jettent dans les champs, tuent les hommes, enlèvent les enfants et les femmes. Mais ils n'ont pas pris garde que la ville était toute proche. La nouvelle y parvient aussitôt....
— Le gouverneur de Rosette, dit d'Arvieux*, est un soubàchi. 11 a sous ses ordres une compagnie de janissaires qui gardent la ville pendant le jour et punissent sévèrement et sur-le-champ ceux qu'ils trouvent en faute. Une autre compagnie garde la ville pendant la nuit et fait des rondes continuelles pour empêcher les courses et pillages des Arabes de la campagne, qui sont toujours alertes pour enfoncer les portes des maisons et les piller.
— Le roi de la ville, dans le conte d'Ulysse, (le roi, traduisez plus exactement : le soubàchi) accourt dès l'aurore avec sa compagnie de gens de pied et de chevaux*. Il massacre les pillards ou les réduit en esclavage. Ce passage du conte odysséen est conforme encore h tout ce que nous raconte, dans une inscription de Karnak, le roi Minephtah*. Voici d'abord le discours que le Pharaon a tenu à ses soubachis avant une pareille rencontre : « Vous tremblez comme des oies. Vous ne savez pas ce qu'il est bon de faire. Personne ne répond à l'ennemi et notre terre désolée est abandonnée aux incursions de toutes les