‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 39 sur 343 · Cf. PeiTot et Chipiez, Vil, p · texte numérisé non relu

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dans ses harnais et dans ses parures de chevaux que dans son mobilier et ses parures d'hommes. Et de cette Egypte, les roitelets achéens purent avoir les harnais d'or défraîchis, dont Pharaon ou ses gens ne voulaient plus, comme les écuries royales d'Athènes ont aujourd'hui les voitures et les harnais dorés que le zèle des agents légitimistes avait préparés, en 1873, pour la rentrée du roy Henri V dans sa bonne ville de Paris.

11 semble aussi que les archéologues aient un peu négligé de commenter leurs trouvailles par les données du texte homérique. Il est un rythme septénaire dont nous avons longuement parlé. « Le plus riche des bijoux trouvés à Troie est un diadème de l'or le plus pur. D'un étroit bandeau, pendent de chaque côté sept petites chaînes qui atteignent les épaules. Chacune d'elles se compose de cinquantC'Scpt anneaux.... Entre ces ornements destinés à couvrir les tempes, il y a cinquante chaînettes plus courtes dont chacune comporte vingt-et-un (7 xo) anneaux; les soixante-quatre chaînettes ne comprennent pas moins de dix-sept cent cinquante anneaux (7x250)*. » Nous retrouvons ici le mémo rythme septénaire et cinquantenaire que dans le Lévilique ou dans certains passages odysséens. Et ce ne semble pas un simple effet du hasard, car voici un autre bijou mycénien où « l'influence de l'art oriental se fait sentir* ». Dans un cercle qui se termine par deux têtes de serpent, quatre figures d'animaux sont groupées, deux chiens affrontés et deux singes adossés. Autour du cercle, quatorze chaînettes supportent en pendeloques sept petites chouettes et sept disques plats : « Toutes ces feuilles et plaquettes ont été taillées à l'emporte-pièce dans une nnincc plaque d'or. Quant aux fils, on n'a pu les obtenir aussi fins qu'en faisant passer l'or à travers les trous d'une filière\ » Si nous avons de pareils fils d'or, pourquoi nier la possibilité de rênes et de galons d'or?

Durant sept années, notre corsaire crétois reste en Egypte et ramasse beaucoup de richesses. Tout le monde, là-bas, lui faisait des cadeaux :

ev8a [JL£V iTrràsTfis [xlvov auToOt, TroA^à o' àyeipa ypv^jxaT' àv' AtyuTrTiouç àvSpa;* ûtôoo"av yotp airavTSj;.

Ménélas et Hélène rapportent aussi les nombreux cadeaux de leurs hôtes égyptiens. Hélène a d'abord reçu de Polydamna, femme de Thon, le fameux népenthès, l'anesthésique de ces merveilleux médecins d'Egypte dont j'ai eu l'occasion de parler déjà; mais il faut y revenir, si l'on veut constater encore en ce détail l'exacte connaissance de l'Egypte dont les vers odysséens témoi-

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