‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 40 sur 343 · Perrot et Chipiez, VI, p · texte numérisé non relu

Perrot et Chipiez, VI, p

gnent : « Chaque médecin est là plus savant que tous les hommes; car ils sont de la race de Paion »,

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L'Egypte, dit G. Masporo, est de nature un pays fort sain et les Egyptiens se vantaient d'iMre « les mieux portants de tous les mortels ». Ils ne s'en montraient que plus attentifs à soigner leur santé. « Chaque mois, dit Hérodote*, trois jours de suite, ils provoquent des évacuations au moyen de vomitifs et de elystères.... La médecine chez eux est partagée : chaque médecin s'occupe d'une maladie et non de plusieui-s, fjLîfiÇ vouffou exadToç iTjpç cctti xal où trXeôvcov. Les médecins abondent en tous lieux : les uns pour les yeux, les autres pour la tête, d'autres pour les dents, d'autres pour le ventre, d'autres pour les maladies invisibles. » La subdivision ne s'étendait pas aussi loin qu'Hérodote voulait bien le dire. On ne distinguait d'ordinaire qu'entre le médecin sorti des écoles sacerdotales et complété par l'étude des livres comme par l'expérience de chaque jour, le rebouleur attaché au culte de Sokhit et qui guérissait les fractures sous l'intercession de sa déesse, et l'exorciste qui prétendait agir par la seule vertu des amulettes rt des paroles magiques. Le médecin de carrière traitait toutes les maladies en général. Mais, comme chez nous, il y avait pour certaines afTections des spécialistes que l'on consultait de préférence. Si le nombre en était assez considérable pour attirer l'attention des étrangers, c'est que la nature du pays l'exigeait : où les ophtalmies et les affections des intestins sévissent, il y a nécessairement beaucoup d'oculistes et beaucoup de docteurs en maladies du ventre.... La science était purement extérieure et ne s'attachait qu'aux accidents faciles à constater par la vue ou le toucher.... Elle s'entendait pourtant assez bien à saisir les caractères spécifiques des affections communes et les décrivait parfois d'une façon précise et pittoresque : [tel, dans le papyrus médical de Berlin], le début des fièvres gastriques si fréquentes en Egypte. Les médicaments préconisés comprennent à peu près tout ce qui, dans la nature, est susceptible de s'avaler. Les espèces végétales s'y comptent à la vingtaine. On remarque parmi les substances minérales le sel marin, l'alun, le nitre, le sulfate de cuivre, vingt sortes de pierres, entre lesquelles la piei-re memphite se distinguait par ses vertus : appliquée sur des parties du corps lacérées ou malades, elle les rendait insensibles à la douleur'.

Voilà quelque équivalent de notre népenthès homérique, supprimant Tcxcitation et la douleur :

mais le népenthès était un remède pour Tusage interne : Hélène le verse dans la coupe de Télémaque. Cette science médicale des Égyptiens devait d'autant plus étonner les gens du dehors qu'elle était unique dans le monde contemporain :

La Chaldée regorgeait d'astrologues, non moins que de devins et de nécromants. Elle ne possédait pas, comme l'Egypte, une véritable école de médecine où l'on ensei-

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